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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 03:12

Généralement, on ne prête pas attention à ce qu’on qualifie dans notre jargon de ZIP (zone industrialo-portuaire), ces espaces qui sont, soit ignorés par une large partie de la population, soit très fortement décriés car source de nuisances en tout genre.

Et pourtant, quelles sources d’inspirations que ces quais dans la brume ou le bruit du déchargement d’un cargo la nuit.

Il n’en reste pas moins que les bâtiments industriels sont souvent perçu comme des aberrations dans des espaces en phase de reconquête, passant d’un passé industrialo-portuaire à un avenir qui se veut ludique et touristique. Québec n’échappe à la règle.

Voilà un de ces bâtiments considéré comme une horreur : le Bunge, un silo à grain.

 


 

J’aime bien la façon dont on peut modifier le regard sur ce bâtiment à partir d’une manifestation estivale.

 


 

Le moulin à image est une manifestation initiée en 2008 dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de la ville. Il s’agit d’une projection, de l’histoire de la ville, pendant une quarantaine de minutes sur le silo à grain.

 

 


600 m de long, 30 m de haut, le plus grand cinéma du monde !!!

 

 


 


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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 04:02

 

L’estuaire du Saint Laurent à partir de Tadoussac est le plus grand estuaire du monde. Tout prend des proportions gigantesques : ici, les débits moyens sont supérieurs à 12500 m3/s ; (pour info, c’est moins de 2000 m3/s dans le Rhône). Et un des problèmes majeurs, c’est l’érosion des berges. En voilà un petit aperçu :

 

 

Quelque part c’est plutôt une bonne nouvelle, çà me laisse peut-être des opportunités de travail.

Pour lutter contre l’érosion, un petit perré, moins agressif que ceux qu’on peut voir sur nos côtes.

 

 

Mais ici, c’est aussi le domaine des artistes. Ce n’est pas une peinture mais une mosaïque. Un jour, un anonyme s’est posé là, a fait cette œuvre et est reparti.

 

 

Le long du Saint Laurent, à quelques kilomètres de Tadoussac, d'imposantes dunes de sable forment un excellent terrain de jeu quand elles sont enneigées.

 

 

 

Et à la fin d'une petite ballade, on se pose sur ces rochers et on attend les baleines !

 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 02:26

Pourquoi ce village niché au fond d’une baie bénéficie-t-il d’une telle réputation ?

 

Si Tadoussac a constitué pendant des siècles une porte d’entrée en Amérique du Nord pour les explorateurs européens, ce n’est pas pour son passé qu’on vient ici mais pour çà !

 

Un kayakiste et le dos d'un petit rorqual.

Et oui, c’est l’activité principale du village. Toute la vie s’organise autour de l’exploitation de l’image des cétacés (belugas, rorquals…).

 

Le contexte géomorphologique local favorise la présence de tous ces mammifères. Tadoussac est situé à la confluence du fjord du Saguenay et de l’estuaire du Saint Laurent. L’embouchure du fjord se caractérise par un seuil rocheux, qui fait passer les fonds du Saint Laurent de - 500 m. à - 10 m. Ce seuil fait remonter les eaux océaniques poussées par le courant froid du Labrador. La zone constituant une « enclave arctique ». Cette masse d’eau froide, associée aux apports d’eau douce du fjord et au va-et-vient des marées favorisent le développement d’une vie marine, très diversifiée et riche. Et les cétacés en sont l’exemple le plus facilement observable.

 

 

 

 

Ce sont des touristes européens qui ont demandé à un pêcheur local de les emmener voir les baleines, celui-ci devant la demande se lança dans l’aventure des croisières aux baleines. Un business était né. Celui-ci n’est pas vraiment compatible avec la sauvegarde d’espèces menacées et une polémique a cours actuellement car on assiste à une véritable ronde des zodiacs.

 

Aujourd’hui, il n’y a pas de pêcheurs à Tadoussac et l’activité maritime liée au cabotage a également disparue. Il en résulte un village de 900 âmes qui vit au rythme des cétacés pendant la saison estivale et au ralenti, pendant l’hiver, particulièrement rigoureux. Tout est fait pour le touriste.

 

La rue principale est une succession de boutiques souvenirs.

 

L'hôtel Tadoussac (en rouge), parfait pour les touristes des Etats-Unis.

 

Le poste de traite Chauvin

Il s’agit de la reconstitution du premier poste de traite au Canada (1599-1600), permettant le troc entre Français et Amérindiens.

 

 

La chapelle des Indiens

Construite en 1747-1750 par un missionnaire jésuite, c’est la plus ancienne chapelle en bois encore existante au Canada.

 

Au milieu de cette exploitation touristique se dresse une auberge de jeunesse assez atypique. L’eau berge, a la particularité de mélanger - grâce à son bar - une partie des habitants du village et les touristes. L’esprit maintenu par son fondateur est assez proche des aspirations communautaires des années 70. Ici, il faut faire de la photo en noir et blanc pour faire ressortir l’âme alors je me limite à cette page du livre d’or pour illustrer l’ambiance de Tadou…

 

 

 

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 02:21
Comme j'ai besoin de me concentrer cinq minutes pour faire un exercice de vulgarisation géomorphologique pour faire mon article sur Tadoussac, celui-ci attendra un peu. Pour vous faire patienter,  un petit aperçu des divers crapahuts fait le long du fjord.


L'embouchure du fjord du Saguenay


Le fjord depuis l'Anse à la boule



Ce n'est pas la maison d'un privilégié mais un refuge. Nous sommes dans un parc national, sur un sentier de randonnée et si on excepte le fait qu'il n'y a pas d'eau. L'intérieur est plus confortable que de nombreuses auberges de jeunesse. La vue est similaire à la photo précédente.





Voilà, c'est le côté frustant des ballades dans la forêt québécoise. On ne peut sortir des sentiers car la végétation,  surtout dans les secteurs de résineux, est trop dense. Et pour ce qui est de la visibilité, en fait, on voit relativement peu le fjord et on aperçoit peu la faune locale.



Enfin, il y a des indices qui vous font dire qu'il y a des grosses peluches dans le coin, et d'un coup, on n'a plus vraiment envie de voir des animaux surtout quand on voit çà.



Je ne sais pas ce q'il y avait de bon mais c'est perché à 3 mètres du sol !



D'un coup, on préfère ce qu'on trouve hideux habituellement !



Sinon, actuellement, on guette tous le changement de couleurs.







çà c'est un emplacement de camping dans le parc. On est loin de ceux qu'on connaît !!! çà me poursuit !!!









Niché dans la baie, c'est Tadoussac. La prochaine fois, je vous explique pourquoi ce village est si attractif.






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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 18:52

Un joli nom, non !

 

Située au fond du fjord du Saguenay, à la confluence des rivières Saguenay et Chicoutimi, la ville marque la fin des voies navigables. Son nom signifie en langue montagnaise « jusqu’où c’est profond ».

Chicoutimi, constitue le cœur de la nouvelle ville de Saguenay. Chicoutimi étant déjà extrêmement vaste et pentue (des rues à 18°), je n’ai fait que le centre-ville.

Arrivée de Québec en voiture, j’ai d’abord découvert un immense mall à l’américaine en périphérie de la ville. Celui-ci ne laissait présager rien de bon.

Premier contact avec la ville et une odeur désagréable. Je n’ai pas identifié la source de pollution mais il y a une grosse usine d’aluminium à proximité alors…

Chicoutimi, dont la vie s’organise, pour beaucoup, autour de son université est aussi marquée par son passé industriel. Celui-ci fut à l’origine du développement de la ville au XIXe siècle. Une importante usine de pâte à papier (la pulperie) s’est développée mais elle n’a pas résisté à la crise des années 30. Il en reste aujourd’hui un musée et quelques maisons. D’autres usines ont également pris place dans le secteur entraînant une pollution importante des eaux du Saguenay. Les sédiments apportés par les grandes inondations de 1996 ont recouvert les fonds trop pollués jusqu’au jour où un mouvement sismique remettra tout en suspension. En attendant, des efforts ont été fait et les cétacés sont moins touchés par la pollution.

Soyons honnête, on n’a peu de raisons de venir pour faire du tourisme et je n’étais pas venu pour cela mais pour des opportunités de travail. La présentation que je vais faire n’est pas obligatoirement très flatteuse même si, ici, c’est le Québec souverainiste, loin des clichés.

 

 

la maison blanche a résisté aux inondations de 1996 donc c'est devenu un petit musée sur l'inondation !

 

 

La maison Price, la plus vieille demeure de Chicoutimi.La famille Price était à la tête de la pulperie.

 

 

 

 

 

Les photos ne sont pas jolies mais elle s'accordent bien avec la ville !

 

 

la rue principale à 'heure des livraisons

 

 

Un exemple typique d'architecture québécoise. Enfin, c'est ce qui est marqué sur le petit panneau car pour moi, l'architecture québecoise de Chicoutimi, c'est plus de larges artères avec des maisons de pionners.

 

 

 

 

Donc, pour résumer, vous avez compris que Chicoutimi, çà ne m'a pas spécialement plus. La ville est tellement étalée qu'il est très difficile d'y rester sans voiture.

j'ai donc décidé d'aller voir les baleines, les vraies !!!

 

 

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 04:26



La tribu amérindienne des Hurons-Wendat est originaire de la région du lac Huron qui porte leur nom.

Il s’agissait d’un peuple sédentaire, qui ne vivait pas en tipi mais dans des maisons longues (de 10 à 70 m. de long) et assez haute (8-10 m).


 


L'intérieur d'une maison. Il y avait 2 familles par foyer pour que celui-ci soit toujours alimenté.


Les Hurons-Wendat étaient, avant tout, un peuple d’agriculteurs et de commerçants qui vendait les surplus aux autres tribus. Ils se déplaçaient quand les terres étaient moins fertiles. Souvent persécutés par les Iroquois, les Hurons ont remonté le Saint-Laurent pour s’installer dans la région de Québec peu de temps avant l’arrivée des Français.

 

 

Les amérindiens sont les inventeurs du canoé, fait initialement en écorces de bouleaux.

 


Ils ont toujours entretenu des rapports d’échanges avec les français, ceux-ci leurs apportant même leur protection quand les Iroquois se sont associés aux Anglais.

Néanmoins, la population fut décimée par les Iroquois et par les maladies importées par les colons. La population passa de 25 000 personnes à 300 au milieu du XVIIe. En raison de la faiblesse de la population, et pour apporter un sang nouveau, les Hurons, convertis au catholicisme par les Jésuites, se sont mariés avec des Français. Ceci explique pourquoi la population actuelle (environ  2000 personnes) n’a pas obligatoirement les traits des amérindiens.

 


 

la hutte de sudation, le sauna avant l'heure!!!

 

 

 

Des habits traditionnels.

 

Même si je ne peux vous en montrer puisque les amérindiens considèrent que l'image capte  les pouvoirs quand on en fait une photo, je vais juste vous parler des masques des chamans. Ceux-ci sont sculptés dans le tronc d'un arbre vivant. Si l'arbre reste vivant, on découpe le masque qui porte les pouvoirs. Si l'arbre meurt, on brûle l'arbre pour chasser les esprits.


La prochaine étape ne gardera que la consonance amérindienne : Chicoutimi


 


 



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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 18:16

Loin de moi l’idée de traiter de la question des peuples autochtones au Canada mais,  pour une présentation rapide, disons que les relations entre les différentes communautés autochtones et le reste des canadiens sont assez conflictuels. Avec des peuples souvent déculturés, des taux de chômage qui avoisinent les 70 à 90 %, un alcoolisme latent, tous les ingrédients sont réunis pour des trafics en tout genre.

Néanmoins, il existe quelques communautés relativement bien intégrées à la vie canadienne, et ici, québécoise.

 

Peu d’éléments différencient le village de Wendake des autres municipalités. Les mêmes maisons que les Québécois,  les même 4 x 4, et l’église catholique Notre-Dame-de-Lorette,  au cœur du village. Le village présente une densité du bâti peu commune au Québec. Cette densité, les traductions des noms de rues et quelques signes distinctifs donnent un léger sentiment de communauté.

Quelques boutiques d’artisanats, des restaurants de nourriture amérindienne, un grand hôtel, l’activité touristique reste mesurée tout en constituant une manne financière importante pour la communauté. Il n’y a que le village reconstitué, avec ces bus de touristes, qui laisse un sentiment mitigé mais la visite guidée est intéressante.

 

 

 

 


 

 

Les mosaïcultures : elles représentent les animaux des huits clan de la Nation, soit la tortue, le loup blanc, l'ours, le chevreuil, le castor, le faucon, le porc-épic et le serpent.

(voici la tortue, le porc-épic et le faucon)

 

 

 

 

la fresque murale des premières Nations

 

 

 

 

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 16:55
Un peu de nature, çà va changer.
Pour tout ceux qui souhaitent découvrir un peu mieux les quelques coins qui attirent votre attention, vous pouvez utiliser Google earth. Dans le cas de la rivière Saint Charles, on distingue très nettement tous les méandres de la rivière.

La rivière St Charles prend sa source dans le lac du même nom à une trentaine de kilomètres de Québec.
Sur sa partie amont, son lit prend place dans un canyon d'une quarantaine de mètres de profondeur, c'est assez sympa.

Je m'excuse pour la qualité des photos mais toutes les photos sont sur-exposées quand il fait beau.
Ici, ce n'est pas la lumière de la Bretagne !!!


La chute de Kabir Kouba. 28 mètres de haut, mais le débit de la rivière est faible en ce moment.





L'avantage de la rivière Saint Charles, c'est qu'il y a un sentier tout le long. L'inconvénient, c'est qu'il oscille entre le lit de la rivière et le haut de l'escarpement donc çà grimpe et çà descend en permanence, et ce pendant 25 km.







Pour ce qui est des rencontres, pas encore d'ours mais ...



une couleuvre rayée, (petite dédicace pour ma filleule)





L'herbe à puce, une plante particulièrement urticante qui provoque de vives réactions allergiques.



D'ici une dizaine de jours, les paysages vont virer de couleurs.






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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 16:18

Bah, il pleut ! A vrai dire, il n’y a rien à faire ici à part se mouiller. Allez, la météo va être clémente si ce n’est le vent. Le tour de l’île, c’est 67 km en suivant le parcours Félix Leclerc, le poète québécois originaire de l’île. Comme il y a deux-trois points de vue qui ne sont pas sur le parcours, je vous propose quelques 80 km de vélo (voilé) depuis votre fauteuil.

 



L’île d’Orléans, c’est un bout de terre de 31 km de long, à 5 km de Québec par la voie maritime. Son extrémité Est marque la limite entre le fleuve St Laurent et l’estuaire du St Laurent.

Il s’agit d’une île, mais c’est d’abord une terre d’agriculteurs plus que de pêcheurs ou de charpentiers de marine (excepté la commune de St Laurent). Considéré comme le jardin de Québec, elle offre une multitude de productions variées, plus ou moins intensive, qui vont de l’élevage aux productions de fruits rouge dont les fraises font sa réputation.

Découpé selon le régime seigneurial, les six communes sont accessibles via une route qui fait le tour de l’île. La plupart des villages offrent l’aspect de village-rue où prennent refuge les 7000 habitants de l’île.

 

Il y a quelques élevages bovins, un élevage de bisons d’Amérique (on peut le visiter avec son véhicule donc comme je suis à vélo, vous n’aurez pas de photos). Les fermes restent moins imposantes que dans le reste du Québec, excepté les élevages de volailles, de l’intensif, hors-sol… Il y a même une ferme qui fait du foie gras ! Mais l’essentiel de l’activité agricole tourne autour de la polyculture. De nombreux cabanons sont disséminés le long de la route pour la vente directe et de vastes surfaces sont couvertes par les framboisiers et les fraises. Les fruits rouges sont la spécialité des l’île. Ici, les framboises sont finies depuis peu et il y a encore des fraises. Les pommes de terre sont encore en terre et la vigne est toute verte.

Parce que oui, il y a aussi des vignobles au Québec, dans plusieurs régions mais ceux-ci doivent être les plus septentrionaux. Il y a quelques exploitations qui annoncent leur dimension en nombre de ceps, çà peu impressionné mais la plus grande doit avoir 12 000 ceps (Allez, 3 hectares maximum).

 

Je vous dévoilerai plus tard les détails de ces productions ainsi que celle du cidre de glace.

 

Je fais un aparté sur les exploitations arboricoles. Quand je suis arrivé, le chauffeur du camion m’a demandé si je venais faire la saison agricole. Pourquoi pas sauf que regardez l’allure de leurs pommiers, des échelles et autres sceaux pour ramasser les pommes. La main d’œuvre est essentiellement mexicaine. J’ai une assurance rapatriement et pas envie de la faire jouer (et puis, il n’y a pas de calva pour se réchauffer !)





 

Mon tour de l’île me montre deux facettes, un côté plus sauvage et plus rural vers la pointe de St François et une île plus touristique, assez smart vers Ste Pétronille. De nombreuses galeries d’art jalonnent le parcours et une discussion avec un québécois natif de l’île mais absent depuis longtemps me confirme dans cette idée. La vocation touristique, de villégiature est en train de prendre le pas sur l’activité agricole et sur la vie de l’île. Le coût du bâti flambe, sous la pression des américains et des français, obligeant les jeunes îliens à aller se loger en dehors de l’île. Il en résulte un territoire qui perd son âme, sa vie en hiver et une vente « excessive » du caractère authentique dont jouit l’île en période estivale.

 

En effet, l’autre aspect de l’île d’Orléans, c’est d’être l’un des premiers territoires occupés par les pionniers de la Nouvelle-France au début du XVIIe. Ce sont les familles qui se sont installées sur cette île qui sont considérées comme « les familles souche » et dont les descendants se sont disséminés sur tout le territoire nord-américain. Il y a donc un vrai culte pour les aïeux, en particulier à Ste Famille.

 

Le caractère rural, l’authenticité familiale constituent d’excellents ingrédients pour faire du business !

 


St Jean


 d'un côté et de l'autre de la route entre St Jean et St François

le vent en plus !


Il reste quelques anciennes fermes comme celle-ci. Si le premier cheval vous paraît bizarre, c'est normal c'est un lama !

une toiture en bardeaux neuve

Pas terrible cette grange. Et pourtant, il s'agit des Cassis Monna & filles. Parmi les plus réputés au monde.


le vignoble du Mitan

le vignoble de Bacchus

Paysage de maraîchage classique sur l'île

Des fraises, en plein-air, il n'y a pas que moi qui soit un adepte du paillage !!!

Les fameuses cabanes de vente directe. Remarquez les petits paniers déjà préparés, c'est quaisment toujours le cas, même sur les marchés et les légumes sont toujours propre, même chez le producteur sauf qu'il ne donne pas la même sensation de plastique qu'au supermarché.


le manoir le plus vieux du Québec

L'anse St Fort où des fouilles archéologiques ont montré la présence de tribus améridiennes il y a 3000 ans.


L'église de St Laurent, peu d'intérêts si ce n'est qu'il doit y faire froid en hiver puisqu'il y a une cheminée !!!


le coeur de l'île, un vaste plateau occupé par des parcelles agricoles et de la forêt.

Ce bras du Saint Laurent fait a peu près 5 km de large. Les marnages y sont déjà de 7 m.  C'est le passage obligé des cargos et autres bateaux de croisière. L'activité maritime fait qu'il ne gèle plus entièrement mais  avant la création du pont, en 1935, les îliens pouvaient accéder, à pied, à l'autre rive, en hiver.

On retrouve assez souvent ces panneaux à l'entrée des fermes, et à Sainte Famille, il y a un espace  spécial dédié aux aïeux.


Bon, comme il n’y a que moi qui ai fait des efforts physiques sur cet article, je mange la danoise aux bleuets tout seul et je vous assure, c’est bon !!! (J’interdis de m’envoyer des photos de pains, de charcuterie et autres fromages)

la blague du jour : hiver sera rude, homme blanc cassé beaucoup de bois. Il annonce 4° demain matin, çà me fait pas vraiment rire !!!

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 21:54

C’est bien beau de partir avec la devise d’Antoine de Maximy : « Quand rien n’est prévu, tout est possible » ; mais il y a des matins où la première préoccupation quand on quitte son lit, c’est d’en trouver un autre !

(en fait, il y a 8 lits)

En effet, à Québec, l’été, il y a quatre auberges de jeunesse mais deux sont réservées aux étudiants à la reprise des cours. Comme il y a un écart de prix conséquent entre les auberges et les premiers B & B, celles-ci affichent complet tous les week-ends.

Première option, je loue une voiture, je me ballade et je dors dans la voiture mais à 146 $ la location pour le week-end, on abandonne vite l’idée de la virée en solo.

Deuxième solution, le guide du routard. Voyons voir ce qu’il y a de pas trop loin.

Un coup de fil, complet.

Deuxième chance. Oui, il y a de la place, un dépanneur (une épicerie) à proximité, location de vélo, kayak… pour 23 $ la nuit et 5 $ de p’ti dèj. Ok, je réserve.

Çà s’appelle, le p’tit coin de bonheur, c’est à Saint Jean sur l’île d’Orléans. A vue de carte, 35 km. Bien mais j’y vais comment ? Pas de bus, pas de covoiturage, rien du tout ! Je crois qu’il va encore falloir s’armer de courage mais je commence à avoir des mollets d’acier.

Mon sac sur le dos, direction le terminus de la place d’Youville. Je prends le bus pour Beauport. Il va mettre une heure pour faire 14 km. Sans circulation particulière, çà me confirme dans l’idée qu’il ne faut pas habiter dans les banlieues nord-américaines sans voiture.

Me voilà en terrain connu, les chutes de Montmorency, c’est le terminus du bus.

Mais moi, je veux aller de l’autre côté du pont !


Je suis un peu perché à 90 mètres d’altitude. Il faut déjà que je trouve un moyen de retrouver le niveau du Saint Laurent. Mauvaise pioche, je n’ai pas voulu prendre les marches (trop de touristes), j’en suis quitte pour 2 bon kilomètres à pied.

Maintenant, il me faut trouver un point stratégique pour faire du pouce (c’est comme çà qu’on dit en québécois) et la sortie d’autoroute m’apparaît plutôt un endroit inopportun.


Je me lance donc dans la traversée du pont à pied. Franchement, je ne le recommande pas pour la ballade dominicale. Et en plus, c’est long, très long, surtout que je pense pouvoir faire du pouce de l’autre côté du pont.


C’est loupé, pas le moindre espace où une voiture peut s’arrêter. Il faut que je remonte cette longue côte, au dénivelé non négligeable, au doux son du flot incessant des voitures.


Arrivée en haut, après une p’tite pause, eh oui, çà fait presque 2 heures que je marche avec mon sac, je tente ma chance car je suis bien à 15 km de ma destination.

(les zones humides d'un bras du Saint Laurent. Ce bras est entièrement pris par la glace en hiver)

Des gens de l’île, qui savent qu’il n’y a pas de bus, me prennent rapidement mais ils ne vont qu’à Saint Laurent. Bon, j’ai toujours fait 5 km mais je ne suis plus du tout dans un endroit stratégique. J’en suis quitte pour 50 minutes de marche.


Un coin sympa, un panneau qui indique où je veux aller. (Faut pas se fier au distance indiquée ici, il y a au moins 4 panneaux « Québec  15 km » sur 5 km). Pause. Une demi-heure après, je commence à trouver le temps long car les voitures n’arrêtent pas de passer. Les gens de Québec se promènent, c’est le défilé des dodges et autres bikers en Harley.

Tiens, un bon gros vieux Mack, c’est pour moi. Le chauffeur, Christian, est de l’île. Sympa, on parle boulot. Il me dépose au pied d’un chemin en terre qui mène à l’auberge.


Un dernier effort car il y a un dénivelé qui approche les 15 % sur 300 mètres. Un 4 x 4 vient de passer. Merci pour la poussière !

(là, j'en étais quasiment quitte de la côte et il n'y avait plus trop de poussière)

Une vielle maison en partie couverte par de la vigne vierge, un jardin, un tipi, le tout planté dans un décor de far-west, avec vue sur le Saint-Laurent.


Çà y est, enfin, je suis loin du macadam !!!

L’accueil est sympa (des français, original). On m’annonce qu’on est  que deux dans le dortoir, je sens la nuit paisible à la campagne.

J’ai trouvé un lit, c’est cool mais maintenant je mange quoi ?

Histoire de ne pas me surcharger, je n’ai pas fait de courses à Québec. Le dépanneur n’est pas loin, oui, mais en voiture !!!

Me voilà reparti, direction le village, je n’aime pas cette route car il n’y a pas d’accotements. Et on n’a pas accès aux rives du St Laurent car ici les maisons ont privatisées l’accès (pas de sentier côtier).


Ouf, une plage, c’est sympa de marcher sur l’estran, çà change


et puis, cerise sur le gâteau, des oies du Canada.


Oui, mais comme j’étais en train de les approcher, je suis allé trop loin et maintenant je ne peux plus remonter, je suis quitte pour faire demi-tour comme si je ne marchais pas assez.

J’ai trouvé mon dépanneur, il est à peu près à 4 km de l’auberge !!!

Un plat de pâtes, çà se mérite !!!

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