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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 00:01

Quand on additionne les kilomètres comme je le fais depuis le début de ce périple, l’insolite se fait plus fréquent mais suscite à chaque fois la surprise, l’amusement ou laisse dubitatif.

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Les toilettes publiques les plus aérées de la Nouvelle-Ecosse !

L’insolite se rencontre souvent autour des maisons particulières qui bénéficient des moindres contraintes  administratives pour laisser parler l’imagination de leurs occupants, avec plus ou moins de bon goût. Ces maisons sont généralement situées au milieu de « nulle part ». On sent aussi que l’hiver est long et qu’il faut trouver des occupations.

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Je n’ai pas à réussir à définir cette mini-maison. C’est comme une vraie maison sauf que le faitage du toit doit se trouver à 2 mètres ! Tout est construit à l’échelle d’un enfant !

Mais l’insolite n’est pas non plus absent de l’espace public. De nombreuses municipalités participent à la promotion de l’art dans l’espace public urbain.

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L’insolite résulte aussi des situations.

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Vous voyez ces photos, ce pont et les deux rives. Observer bien, il y a quelque chose de très spécial entre les deux berges.

J’ai traversé ce pont, à pied, en partant de Campbellton (Nouveau-Brunswick) pour me rendre à Pointe-à-la-Croix (Québec). Je suis parti à 8 h  et je suis arrivé à 7 h 15 (rien d’ouvert). Changement de fuseaux horaires. Résultat, une fois arrivé au Québec et au bout de la Gaspésie, je peux employer mon expression québécoise favorite « ça n’a pas de bon sens ». Le 11 mai, le soleil s’est levé vers 4 h 45 pour se coucher à 19 h 45 !!!

Au détour d’un chemin qui grimpe dur, l’auberge de jeunesse : le château de Bahia. Cela fait vraiment bizarre car il est complètement caché dans la forêt. Un château en bois, rêve d’un passionné des châteaux européens.

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Alors bien sur, derrière ces clichés plus ou moins insolites, il ya des personnes qui sortent des sentiers battus, des rencontres elles aussi insolites, improbables.

Celle-là ne m’en voudra de mettre sa photo sur le blog.

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Et puis, elle m’a tenu compagnie pendant 2 heures à Percé alors que là, je n’étais pas dans l’insolite mais juste dans la galère du pouceux (québécisme pour auto-stoppeur).

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 12:00

L’Acadie

 

Un nom mythique mais je dois avouer mon ignorance. Une vague idée, une référence au Nouveau-Brunswick et à sa péninsule acadienne, à la musique. Se plonger dans son histoire fut l’une des grandes surprises de ce début de périple.

Je ne vais pas vous faire l’histoire de l’Acadie mais je vais essayer de vous donner les clées pour comprendre l’Acadie et le peuple acadien.

En partance pour la France, il y a un gros pavé de 400 pages mais il est trop lourd pour que je le garde dans mon sac le temps de le lire alors je vais faire l’article à partir de ce que j’ai retenu des différents sites que j’ai visité.

 

La Nouvelle-Ecosse est le berceau de l’Acadie. Un territoire sans frontière qui a donné naissance à un peuple de 3 millions de personnes à travers le monde.

1604, Samuel de Champlain et le Sieur de Mons installent une colonie à Port-Royal, à l’entrée de la baie d’Annapolis, un bras de la Baie de Fundy. Il s’agit de la première colonie de la Nouvelle-France.

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"L'habitation", Port Royal

Quelques années plus tard (1635), alors que « l’habitation » a brulé, les colons (une cinquantaine de familles) s’installent un peu plus en retrait dans la baie d’Annapolis, c’est le Fort Charles à Annapolis Royal.

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Fort St Charles, Annapolis Royal

De cette implantation va naître une société nouvelle, une société rurale de paysans qui transforment les prés salés de la baie de Fundy en riches terres agricoles grâce à un système de digues et de vannes en bois : les aboiteaux. Les amérindiens les dénomment les défricheurs d’eau.

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Les aboiteaux et les vastes terres du fond de la baie

Pendant un siècle, au grès des conflits entre le royaume de France et le royaume d’Angleterre, le territoire de la Nouvelle-Ecosse va changer onze fois de statut.

Mais cela n’affecte pas le développement de la société acadienne qui croit doucement.

1713, Traité d’Utrecht : le sort de l’Amérique est scellé en Europe dans le cadre des conflits entre Français et Anglais. La Nouvelle-France est cédée à l’Angleterre (pas l’île Royale, actuel Cap-Breton).

Les acadiens sont néanmoins autorisés à rester en Nouvelle-Ecosse. Ils conservent leurs terres, la liberté de culte (catholique) et s’engagent à rester neutre en cas de conflit entre français et anglais.

Période de bonheur qui va voir la population quadruplée au cours des quarante années suivantes. Toutefois, ces riches terres et cette réussite suscitent une certaine jalousie.

Halifax est crée en 1749 et Charles Lawrence, gouverneur de la province, ne voit pas cet essor de façon positive et va mettre à exécution un plan minutieusement élaboré avec la complicité des colons britanniques de la Virginie.

1755, le Grand Dérangement : Prétextant du conflit de la guerre de Sept Ans, Charles Lawrence demande aux acadiens de prêter allégeance à la couronne britannique et de renoncer à leur liberté de culte. Devant leur refus, il organise la déportation des acadiens.

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Vue depuis le Fort Beauséjour

Après la chute du Fort Beauséjour, celle-ci commence à Grand Pré par l’enfermement des hommes dans l’église. Les acadiens sont déportés dans des conditions déplorables vers la France, les prisons d’Angleterre, les côtes de la Virginie. Sur une population d’environ 25000 personnes, 10000 sont déportées, 6000 vont en mourir. Certains fuient vers le nord du Nouveau-Brunswick, au Québec, d’autres tentent de se cacher en forêt et quelques villages isolés sont épargnés (sur l’île du Cap-Breton).

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Le site de Grand Pré

Avec la chute de la forteresse de Louisbourg, sur l’île Royale (Cap-Breton), c’est la fin de l’Acadie.

En 1764, à la fin de la guerre de Sept Ans, les acadiens sont autorisés à revenir en Nouvelle-Ecosse mais ils ont perdu la possession de leurs terres au profit des colons britanniques.

 

Le peuple acadien

 

Placé sous la protection du royaume de France, les acadiens emprisonnés en Angleterre et ceux de France sont regroupés en France.

Mais l’adaptation est rude. Ils ne sont plus français. Certains retournent en Nouvelle-Ecosse et sur la côte du Nouveau-Brunswick, passant d’agriculteurs à pêcheurs.

D’autres, dans le cadre d’implantations organisées par le royaume vont en Louisiane, pour donner naissance aux acadiens dénommés cajuns.

Eparpillés à travers le monde, de la France au Canada, de la Louisiane aux îles Malouines, il forme un peuple dont la prise de conscience est en partie due à deux personnes :

Henry Wadsworth Longfellow publie, en 1847, Evangeline : A Tale of Acady, qui raconte une séparation au moment du Grand Dérangement. Ce poème va faire connaître à la population anglophone une page de l’histoire acadienne et va réveiller une prise de conscience pour un nationalisme acadien.

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Statue d'Evangeline devant l'église (reconstruite) de Grand-Pré

Le père Camille Lefebvre  fonde le collège Saint Joseph, en 1864, à Memramcook (Nouveau-Brunswick). L’établissement offre un enseignement supérieur en français et permet la formation d’une élite acadienne.

En 1881, la première convention nationale regroupe plus de 5000 acadiens à Memramcook. L’Acadie se dote, en 1884, d’un hymne national, l’Ave, Maris stella, d’un drapeau, Notre-Dame de l’Assomption devient leur Sainte Patronne et le 15 août est jour de fête nationale.

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On retrouve encore quelques villages acadiens en Nouvelle-Ecosse mais ils sont majoritairement implantés sur la côte du Nouveau-Brunswick et dans le fond de la baie de Fundy. Très facilement reconnaissable avec des drapeaux qui flottent au vent un peu partout.

Il est intéressant de voir comme la notion de communauté joue pleinement dans ces villages. A Chéticamp (Cap-Breton), plusieurs établissements comme l’épicerie, un restaurant sont communautaires. Autre symbole même si le fait religieux est moins important que par le passé, l’église catholique.

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Voilà pour ce petit aperçu qui vous invite à vous plonger dans cette histoire, voir à venir visiter le berceau de l’Acadie. Il manque à ma visite des sites importants, la forteresse de Louisbourg et la Péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick, mais entre la météo (pluie, froid), les sites fermés (tous) – j’ai bénéficié d’une visite privée au monument Lefebvre -, l’absence d’hébergements (du moins ceux abordables) et les kilomètres, il faut faire des compromis.

 

Le monument Lefebvre est érigé, à la demande d’anciens élèves, en 1896 pour rendre hommage au Père Camille Lefebvre pour sa contribution à la culture acadienne.

Lorsque le Père Lefebvre s’éteint en 1895, Pascal Poirier, un de ses anciens étudiants, écrit : « Quelle grande perte nationale …, Plus que quiconque, cet homme a été notre bienfaiteur … qui nous a délivrés de l’esclavage de l’ignorance. »

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Le bâtiment a une fonction commémorative et culturelle avec son théâtre à l’acoustique exceptionnelle (de grands noms sont venus se produire, Yehudi Menuhin…). Une cinquantaine de représentations ont été donné l’année dernière par des artistes acadiens et autres. Du folklore, au théâtre en passant par l’opéra.

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 19:52

Petite péninsule à l’est du Canada (en comparaison du reste du pays), mais attention, ici, comme ailleurs les kilomètres défilent au compteur.

Cette province d’un peu plus de 900 000 habitants  (très accueillants) m’a vraiment séduite. Surement parce qu’aucuns endroits ne se trouvent à plus de 50 kilomètres de la mer (Océan Atlantique, Golfe du Saint-Laurent, Baie de Fundy).

Je n’ai pas réussi à faire tout ce que j’avais prévu mais j’ai pu avoir un aperçu des multiples facettes que présente la province.

Multiples paysages de côtes, de fond de baies, de zones humides qui en font un paradis pour ornithologues amateurs, qui le soir venu peuvent déguster fruits de mer et homards dans les petits ports qui parsèment la côte.

L’intérieur des terres laissent s’entremêler des forêts de résineux et feuillus, offrant de nombreuses perspectives pour le regard.

Les régions rurales, principalement sur l’ouest de la province présentent deux visages. Un, assez riche et diversifié (élevages, cultures, vergers …) dans la vallée d’Annapolis, l’autre, moins dynamique, marqué par la déprise agricole en remontant vers le Cap Breton.

Et la Nouvelle-Ecosse n’est pas en reste en terme de nature, j’ai pu observer nombres d’animaux et profiter de superbes paysages (en particulier le Cap-Breton).

Enfin, la Nouvelle-Ecosse, c’est aussi tout un volet historique, celle des débuts du Canada, des luttes entre Anglophones et Francophones, de l’Acadie.

Voilà, à travers ces quelques articles un aperçu de cette province qui mérite le détour.

Sinon, petit conseil, ne pas donner un rendez-vous en Nouvelle-Ecosse devant une église car ici c'est une terre de mission et des églises, il y en a partout (catholique, anglicane, luthérien, baptiste ...)

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C'est aussi ça la réalité du voyage !!!

 


 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 00:35

Il pleut, il fait nuit et je ne sais pas trop ou je vais me poser pour passer la nuit.

Ce village n’est pas dans mon guide mais je cherche un dépanneur pour acheter un truc à grignoter. Et plus je m'enfonce dans le village et plus j'ai le sentiment de rentrer dans une autre époque ! Presque une hallucination !

J’en suis quitte pour me rabattre sur mes céréales et au petit matin, je retourne dans ce village qui est en fait un village musée, les bâtiments sont à l’image du village entre les années 1860 et 1910. Il y a environ 80 bâtiments dont une vingtaine, ouverts au public.

Mais comme on n’est pas en saison, voilà pourquoi je circule librement !

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 00:01

Fraîche journée de pluie, il faut ramener la voiture à Halifax. Je rentre tranquillement par la route 7 qui longe la côte, alternance d’anses, de forêts, de lacs et de maisons éparpillées.

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Alors que j’arrive à l’embouchure de la Salmon River, je repère un canard que je n’ai pas encore photographié. Pas de place pour se garer, demi-tour, une route sur la droite, il y a pas mal d’oiseaux donc je file et me stationne devant une église isolée.

Pas de grosses gouttes, appareil-photo en bandoulière, je m’engage sur le sentier qui mène au cimetière.

Tiens, encore un canard que je n’ai pas photographié.

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je pense que c'est un Plongeon Catmarin

Je m’approche de l’eau mais il plonge. Le problème, avec ces canards plongeurs, c’est qu’ils peuvent rester longtemps sous l’eau et ressortir à 15-20 mètres de l’endroit où ils ont plongé.

Et revoilà mon canard !!!

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Le canard est très joueur au Canada !!!

Bon, je n’ai toujours pas photographié les palmipèdes dont j’ai repéré un groupe.

Pour le gars qui entretient le cimetière, « it’s a cold day ». Et comment, 5° C, de la pluie, un temps à ne pas mettre un touriste dehors !

Plus de chemin, le coin me plaît alors je continue sur la grève.

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Au Canada, on cherche tous sa cabane mais franchement, celle-là, je pense qu’elle va être en très bonne place à la fin du voyage.

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Il y a même le hamac pour piquer un petit roupillon au son des oiseaux.

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Cherchant un rocher pour poser l’appareil photo, voilà ma trouvaille.

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Une pince de homard, banal, ici. Oui mais quelle pince ! 25-26 cm.

Il y avait même le chaudron pour le faire cuire!

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Bon, au fait, les voilà mes canards : des eiders à duvet.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 12:06

Sur ma route pour quitter le Cap-Breton, Saint Peter’s est surtout célèbre pour son canal qui relie la baie St Peter’s, sur l’Atlantique, aux lacs du Bras d’Or.

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La construction entreprise en 1854 fut achevée en 1869 et a, depuis été élargi deux fois.

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Un pont tournant.

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Saint Peter’s, alias Saint Pierre fut un important poste de traite au XVIIe siècle quand un marchand de Tours, Nicolas DENYS, s’installa en 1650 et fit construire un poste fortifié, commerçant avec les Mi’kmaq.

Il est marrant de voir que le petit musée crée au moment du centenaire de la confédération canadienne et qui porte son nom a anglicisé son orthographe : nicolas DENY’S.

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Sinon, rien de particulier quand on se promène le long de cette plage de galets si ce n’est que les rochers ont le sourire !

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Ça doit être parce que la saison du homard recommence pour 70 jours.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 00:08

Je n’avais pas vraiment prévu d’arriver là mais toujours est-il que j’ai tourné sur la droite à l’entrée d’un village.

Très vite, la route n’est plus bitumée et à l’allure des maisons sur le bord du chemin, je pressens que je me suis engagé dans une communauté amérindienne.

Plus de maisons, j’ai hésité à faire demi-tour devant l’état de la route

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et là, à la sortie d’un virage, cette île avec son église et toutes ces petites cabanes.

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Je suis resté un moment perplexe avant d’avoir l’explication :

« L’île Chapel, que les Mi’kmaq nomment Potlotek, sert depuis des siècles à leurs rassemblements spirituels et aux débats du Grand Conseil. Les lieux de sépulture, les cercles de danse et autres traces d’activités témoignent de cette tradition. Une première église catholique fut érigée sur l’île au milieu du XVIIIe siècle. L’habitude de se maintenir à cette endroit s’est maintenue et des milliers de Mi’kmaq viennent chaque année y célébrer la fête de Sainte Anne, renouveler leur foi et renforcer leurs liens familiaux. Le Grand Conseil se réunit toujours deux fois l’an sur l’île Chapel, terre sacrée de la communauté. »

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 12:00

Petit détour en sortant de la Cabot Trail pour aller voir à quoi ressemble ce village de pêcheurs, de deux à trois cent âmes, isolé au nord du Cap-Breton.

La raison de ce détour est simple, Neil’s Harbour  c’est en face de Saint Jean de Monts, entre le Pont d’Yeu et la Tonnelle, pour ceux qui connaissent !

Le véritable intérêt, c’est que le bâtiment blanc a proximité du port, c’est la criée. On peut acheter son homard tout frais (10 € / kg) ou son crabe des neiges. Mais attention à l’accent !!! Alors que dans le village précédent, à l’extrême pointe, l’anglais me paraissait si simple.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 18:00

C’est le nom d’un sentier de randonnée dans le parc. Personne pour faire la sortie avec moi alors on va y aller en solo !

Bon, il paraît que c’est très beau mais attention aux ours ! Il y avait longtemps ! C’est une boucle de 9 km qui doit me conduire à des falaises plongeant sur le Golfe du Saint Laurent.

Je prépare le sac à dos. De l’eau et une banane, histoire de se caler au cas où. J’enlève les bonbons à la menthe, non pas que je ne veuille pas en grignoter mais on va tout faire pour éviter de voir un ours même si l’idée d’en voir un procure une certaine excitation.

Me voilà parti, et je ne prête pas plus attention que ça à la neige sur le côté. Après un hiver au Québec ! Au bout de 500 m, j’ai un bon 60 cm d’épaisseur (300 m d’alt.). Les chaussures d’hiver sont parties par la poste vers la France et mes chaussures de randonnée ne sont pas montantes. Heureusement, il a gelé cette nuit donc je marche assez facilement.

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Comme les ours fuient naturellement les humains, j’adopte la technique suivante : Marche rapide pour secouer mon sac à dos et je frappe dans mes mains tous les 200 mètres environ. Difficile de se faire à l’idée de faire du bruit en randonnant car je veux voir des animaux mais bon, un ours, je ne sais pas trop en fait. Et puis il n’y a personne dans le parc ce matin, je n’ai pas vu une voiture.

Enfin, c’est quand même du sport car comme le parc est fermé, les sentiers n’ont pas été remis en service après l’hiver et me voilà, dans la neige, à contourner les arbres couchés en travers du chemin.

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Fini pour la neige, je passe des résineux aux bouleaux. Beaucoup d’arbres morts, victime des la tordeuse d’épinette et des orignaux.

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Le paysage s’ouvre, je m’éclate à marcher dans la merde ! Désolé pour ce langage mais c’est la réalité. Le sentier est aussi emprunté par les orignaux et depuis des mois, leurs fèces sont congelées dans la neige. La neige a fondu, sympa, non !

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Enfin, si ce n’est le panneau pour expliquer que les mâles chargent à l’automne et les femelles donnent des coups de sabots au printemps, tout va bien.

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L’enclos est une expérience pour étudier la régénérescence de la forêt sans la présence des orignaux mais en laissant passer le petit gibier.

Les voilà ! Sur l’autre versant, un, deux, trois ! Des femelles et des veaux. L’investissement de l’hiver se trouve justifié car c’est quand même loin mais avec un zoom de 24, je m’en sers de jumelle. Et de quatre !

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Quelques clichés et me voilà reparti, un sourire comme ça, en tapant dans mes mains. Ce qui finalement n’a pas l’air de contrarier ce lièvre d'Amérique. Si tous les animaux pouvaient prendre la pose comme ça. Ah, ces satanées gélinottes !

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Plus j’avance et plus la vue s’ouvre. Vallée profonde qui se jette dans la mer d’un côté, paysage de lande sur le plateau.

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Arrivé au bout, il n’y a tout simplement rien à dire. Juste regarder, profiter. J’aurai pu passer des heures mais voilà, avec le soleil, la neige va ramollir et je n’ai pas envie de patauger.

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Comme le paysage est plus ouvert, qu’il n’y a pas une feuille sur les bouleaux, il y a moins d’appréhension de tomber nez-à-nez avec un ours.

Est-ce que je ne fais pas assez de bruit, ou est-ce qu’il n’a rien entendu mais je me laisse surprendre par un orignal qui part à quelques mètres de moi. Oh, il a fait 20 mètres. Il est là dans les branches. Il me regarde et part tranquillement.

Je regarde partout, je profite de cette vue, de ces paysages quand d’un coup, une petite poussée d’adrénaline. A environ 400 m, une grosse masse noire que je n’arrive pas identifier. Bon, juste un peu d’appréhension pour une grosse souche calcinée ! Au moins, comme j’ai porté mon appréhension sur les ours, je ne me suis pas soucié des coyotes qui ont pourtant provoqué  le décès d’une jeune chanteuse dans le parc l’automne dernier.

Je mets un peu plus de conviction en frappant dans mes mains quand à 15 mètres, un jeune orignal me regarde.

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Le temps de prendre une photo et j’en aperçois un autre.

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Au total, j’ai du en voir 12 ou 13 pendant mon périple.

Je ne le savais pas en partant mais il reste encore beaucoup de neige dans le parc, donc même si il n’y a pas grand-chose à manger, c’est toujours mieux dans ce secteur.

Voilà sûrement pourquoi j’ai pu en voir autant.   

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 00:07

Le parc national est réputé pour ses hautes-terres (les Highlands, ça fait écossais d’un coup !) et ses paysages maritimes. Le tiers du Cabot Trail traverse le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton.

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Créé en 1936, le parc s'étend sur 950 km² de taïga (halliers, landes dénudées et tourbières), de forêts acadiennes (feuillus) et boréales (conifères) au nord du Cap-Breton, cette « île » du nord de la Nouvelle-Ecosse. Avec son climat maritime et ses températures fraîches, le parc offre une biodiversité animale et végétale originale. On trouve ainsi plusieurs dizaines d'espèces végétales et animales rares ou menacés, ainsi que des peuplements forestiers anciens et des plantes arctiques-alpines.

Partie intégrante des Appalaches, le parc est dominé par un vaste plateau, composé de larges collines aux pentes douces et creusé de profonds canyons, dont les flancs se dressent à une altitude moyenne de 350 mètres pour culminer à 550 mètres.

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Le climat et la topographie ont favorisé une réunion exceptionnelle de végétaux septentrionaux et méridionaux. Habituellement, les végétaux méridionaux de climat tempéré, comme l'érable à sucre, le merisier, … se retrouvent bien plus au sud. Pourtant, ils croissent dans les forêts des vallées protégées. Les hauteurs du plateau sont l'habitat d'espèces septentrionales, comme le sapin baumier, le bouleau, l'épinette noire et le cornouiller du Canada. On recense 631 espèces végétales indigènes.

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Une grande mosaïque de montagnes, de forêts, de cours d'eau, de lacs et de côtes fournit les habitats de nombreuses espèces d’oiseaux, de poissons, d'amphibiens et d'invertébrés ainsi qu’aux mammifères terrestres des climats tempérés et nordiques. Cependant, les obstacles naturels que sont le détroit de Canso et les hautes-terres empêchent certains animaux de s'établir dans l'île du Cap-Breton. On y compte une quarantaine d'espèces, environ 25 % de moins que dans la Nouvelle-Écosse continentale.

Le renard roux, l'ours noir, le lynx roux sont des espèces représentatives de la forêt acadienne.  Le lièvre d’Amérique, le lynx du Canada, la marte préfèrent la forêt boréale. D'autres espèces (raton laveur, coyote) ont profité de la construction du pont-jetée de Canso, en 1956, pour venir s'établir dans l'île du Cap-Breton. Quant au cerf de Virginie, il a été introduit par l'homme au début des années 1900.

Une attention particulière est portée aux espèces en péril, comme la martre, le lynx du Canada, pour assurer leur pérennité. Néanmoins, certaines espèces ont disparu du Cap-Breton comme le loup, le caribou des bois. L’orignal avait disparu mais les autorités du parc ont réintroduit des orignaux de l’Alberta en 1949. La tentative de réintroduction des caribous des bois fut un échec.

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Les eaux marines limitrophes du parc sont très importantes pour l'écosystème. Elles influent considérablement sur le climat. La zone de remontée des eaux du chenal Laurentien assure la vitalité d'une flore et d'une faune diversifiées, du microplancton aux énormes baleines.

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Voilà, superbe programme mais je n’avais pas tout à fait prévu qu’il y aurait autant de neige. J’ai donc réduit mes ambitions car pour certains sentiers, je n’avais pas de raquettes et pour voir la végétation des tourbières, l’intérêt est limité dans la neige. J’ai néanmoins crapahuté dans le parc à la recherche de cette faune sauvage !!!
 

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