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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 00:10

Le hasard fait parfois bien les choses. En quittant Tadoussac pour l’Anse Saint-Jean, j’ai été pris en pouce par un amateur de plein-air de l’Anse Saint-Jean. Et alors que j’exprimais mes frustrations liées au sentier du fjord, je lui annonce que j’ai l’intention de faire le sentier des Caps entre L’Anse Saint-Jean et le Petit Saguenay.

Il me dit alors de plutôt faire le sentier de la Montagne Blanche même si il est long et difficile car sur le sentier des Caps, je vais encore avoir le sentiment de marcher entre deux murs de végétation.

Le départ du sentier est grosso-modo à 5 km de l’auberge et l’arrivée à 7.5 km, ajouté les 15 km de la randonnée, le programme s’annonce chargé.

Alors c’est simple, sur la photo, on voit une chute, et une montagne en arrière-plan. Il faut aller derrière et revenir !

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Mais il s’agit d’un vrai sentier de randonnée, avec différents types de sols et beaucoup de dénivelés.

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Par contre, comme vous pouvez le constater sur les photos, on longe pas mal de petits ruisseaux, ce qui est agréable en soit mais je peux vous dire, qu’à part les photos prises au sommet,

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les autres m’ont couté car de la végétation, de l’eau, un cocktail détonant pour faire des photos floues, une main sur l’appareil et l’autre qui chasse ces satanées bestioles qui font bzz, bzz autour de vous.

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Je n’ai même pas pu observer un orignal qui se trouvait dans une zone marécageuse, c’était l’horreur ! il est à quelques mètres mais je n'ai pas pris le temps de le situer !!!

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 01:20

Généralement, je ne fais pas d’articles pour trois clichés mais cela m’a tellement frustré de payer pour me faire arroser après 10 bon kilomètres de marche sur une piste (pour voiture) que je vous propose ces photos.

Les belvédères de l’anse à la Tabatière sont les seuls panoramas sur le fjord accessibles en voiture. Peut-être mais je suis venu à pied, et alors qu’il était 16 h 45 et que la guérite fermait à 17 h, j’avoue que j’avais oublié qu’ici il faut payer partout.

Dans certains parcs, le billet est valable jusqu’au lendemain 16 h. Ici, j’ai payé à nouveau le lendemain pour randonner.  

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Etape 1 : de l’auberge à l’anse : 5 km

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Etape 2 : de l’anse à derrière la colline sur une piste monotone : 5 km

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Etape 3 : Sortir le blouson, le gros nuage sur le fjord est pour moi !!!

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 00:42

C’est l’auberge du bout du monde qui m’a attiré dans ce village, un des plus beaux villages du Québec.

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Comme l’auberge est située sur un espace commun’o’terre qui a pris vie au milieu des années 1970 et qui se maintient malgré les vicissitudes des utopies  de l’époque, le contraste avec le reste du village est assez saisissant.

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Pour moi, j’allais me perdre au fin fond de nulle part mais non, le village s’étend dans tout le fond de la vallée et le cœur historique se trouve à proximité de l’anse qui donne sur le fjord du Saguenay.

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Quand il a fallu repartir en pouce, j’ai quand même trouvé que j’étais au milieu de nulle part !

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Etant classé parmi les plus beaux villages du Québec, les vieilles maisons sont ripolinées, noyées dans la vallée verdoyante et  on oublierait assez facilement l’isolement du village par rapport au reste du Québec et la dureté de l’hiver.

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Les cabanes pour la pêche blanche rappelle que tout se couvre de blanc

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et une tradition ancestrale qui perdure mais qui illustre cet isolement, de très nombreuses maisons ont encore un four à pain en service.

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Le village a, de plus, connu une certaine notoriété car il était au dos des billets de 1000 $ canadien en circulation entre 1954 et 1992.

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Aujourd’hui, les éléments du patrimoine sont mis en valeur pour diversifier l’offre touristique car en dehors des croisières sur le fjord,  et d’un point de vue accessible en voiture, les randonnées sur les sentiers du fjord impliquent d’avoir une bonne condition physique.

Le pont couvert, qui date de 1929 mais qui a été reconstruit en 1986 suite à sa destruction au moment de la débâcle est utilisé, de façon originale, comme salle d’exposition.   

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 03:07

En discutant des baleines et de Tadoussac avec des Québécois, beaucoup me disaient qu’ils préféraient Les Bergeronnes.

Le village des Bergeronnes est situé à une vingtaine de kilomètres de Tadoussac, sur la côte nord. Alors le déjà vu, ça me va une journée mais ce n’est pas l’idée de ce périple.

J’ai bien failli ne jamais voir les Bergeronnes car j’ai mis deux heures avant d’être pris en pouce.

En chemin, je dis au conducteur que je vais aux petites Bergeronnes. « C’est ici ». On était au fond d’une vallée, avec quelques bâtisses, mais pas du tout sur un point propice à l’observation des mammifères marins. Il me dépose donc au village des Bergeronnes et me dit que le Saint Laurent est à environ 3 km.

3 km à pied, une rigolade ! J’ai nettement moins rigolé quand arrivé sur les berges du Saint Laurent j’ai vu ça.

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Mon esprit critique n’a fait qu’un tour : « encore un produit bien vendu » et puis après, j’ai eu l’honnêteté de me dire que toutes les discussions portaient sur un camping.

Je longe le Saint Laurent pendant 1 heures, 2 heures et à part la marée qui monte, rien de trépidant.

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Au loin, j’aperçois un site potentiel pour un camping.

Un peu d’escalade, beaucoup de chance avec le sentier des squatters à proximité

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Le sentier en version classique avec le Cap-Bon-Désir en arrière plan

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Le même en version très buccolique

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– le sentier est surnommé ainsi car les premiers habitants du village (vers 1850) occupaient illégalement les terres de la couronne et empruntaient ce sentier pour accéder aux berges et recevoir des cargaisons, l’estuaire étant la seule voie d’accès - et je marche encore jusqu’à ce camping.

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Imaginez-vous au réveil, avec le soleil qui se lève sur l’estuaire et les baleines sous vos yeux. Je comprends mieux la réputation du site même si je ne le trouve pas vraiment exceptionnel.

Voilà, mais là-bas, il y a ce phare – le cap Bon-Désir - qui n’a pas l’air si loin.

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C’est juste un effet d’optique, demandez à mes pieds !

Enfin, cela valait vraiment le coup car le camping si réputé, il est sur cette côte.

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Alors si un jour vous voulez vous réveiller en regardant les baleines sur un site comme ça, il faut venir camper entre les Escoumins et le Cap-Bon-Désir.

Et pour les mauvaises langues qui vont me dire qu’il n’y a pas de photos de baleines, le temps de comprendre d’où vient le souffle, de zoomer et hop, il n’y a plus de baleines !!!

Enfin, j’ai vu un ours. Bon, d’accord, il était mort, à l’arrière du pick-up du chasseur – à l’arc -  qui m’a pris en pouce au retour.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 04:58

Dans la suite du programme, après la Gaspésie, il y avait une partie de la côte nord de l’estuaire du Saint Laurent.

Seulement, voilà, l’Ouest canadien se profile et un covoiturage a modifié mes plans.

Direction Montréal pour un Montréal-Banff (4600 km).

Seulement, la nature humaine se rappelle parfois à votre bon souvenir et à quelques heures du départ, covoiturage annulé.

Le temps de calculer la meilleure opportunité pour aller dans l’Ouest, de vérifier la météo des prochains jours et j’ai décidé de repartir vers l’Est !!!

Alors, j’ai fait mon sac, quitté mon hébergement montréalais, un school-bus posé en plein cœur du parc Lafontaine.

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La canicule montréalaise (34° C) n’incitait pas à la flânerie, et Québec, difficile de poser un regard neuf même avec les fleurs, alors je suis venu me pauser sur la pointe de l’islet, à Tadoussac.

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Une fois le spectacle des marsouins et des bélugas terminé, j’ai refait la randonnée le long du fjord pour vérifier si les impressions de l’année dernière sont toujours justifiées.

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Et malheureusement oui, toujours aussi frustrant que ce sentier qui offre peu de panoramas, toujours aussi peu de faune à observer,

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heureusement qu’il y a les fleurs pour égayer la randonnée.

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Car il y a une autre réalité à prendre en compte, le vert est de mise, la vie reprend ses droits après l’hiver québécois.

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Bienvenue au royaume des maringouins, mouches noires ...

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 00:02

Cette vaste péninsule (environ 31 000 km²) qui se jette dans le Golfe du Saint Laurent est la dernière destination à la mode. Elle est considérée par certains guides touristiques comme étant l’une des régions les plus attractives au monde.

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Je n’avais pas d’idée préconçue sur la Gaspésie sauf que le faire à la française, c’est-à-dire le tour en 3-4 jours ne m’apparaissait pas être la bonne idée pour appréhender ce territoire.

Alors j’en ai bien fait le tour – la route 132 ceinture la région sur 885 km- mais j’ai pris mon temps. D’abord, à cause d’une météo peu propice qui ne motivait pas vraiment l’auto-stoppeur que j’étais et ensuite grâce au bonheur des rencontres.

Comme toujours au Québec, il y a quelque chose qui m’échappe alors difficile de retranscrire mon ressenti. Je n’ai pas toujours fait ce que je souhaitais en raison du mode de déplacement choisi mais j’ai essayé de m’immerger dans cette Gaspésie d’avant saison touristique.

La Gaspésie, c’est d’abord une région de moyenne montagne. Cette partie là, je ne peux vous en parler car je n’y suis pas allé. Comme qui dirait, la neige, j’en ai vu assez pour cette année. Et il faut dire qu’il n’y a pas vraiment d’habitants à l’intérieur des terres.

Si vous voulez rencontrer les gaspésiens, alors il faut rester à proximité de l’eau. Ils ne sont pas nombreux (environ 100 000 habitants) qui se disséminent le long de la côte.

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C’est pour ça que quand vous circulez le long de la côte, vous n’avez pas vraiment le sentiment de traverser des no man’s land car l’habitat est éparpillé. Mais quand vous faites du pouce, vous prenez conscience qu’il n’y a pas beaucoup de voitures à passer.

La Gaspésie, c’est loin, très loin de l’image du nouveau-monde qu’on veut vous vendre dans certains pays de la vieille Europe.

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Ici, on lutte pour enrayer le déclin démographique, la déprise rurale est très marquée et l’économie est loin d’être florissante. Les activités traditionnelles liées au secteur primaire ayant connu ces dernières décennies de nombreux bouleversements, de véritables défis sont aujourd’hui à relever en Gaspésie. Le tourisme constitue bien évidemment l’une des principales mannes financières.  

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Axé principalement sur l’exploitation des ressources naturelles qu’offre la topographie de certains sites (Panorama, tourisme sportif, …) et sur les énormes potentiels faunistique (Parc national…, observation des mammifères marins,…), difficile de prévoir l’impact qu’aura le tourisme sur la Gaspésie.

Il est à espérer que les impacts liés à la perte de certaines activités traditionnelles vont orienter les futurs choix et permettre  un développement raisonnable des activités. Le moratoire sur la pêche à la morue aura peut-être plus d’impacts dans les choix fait sur terre (éolien ou pétrole ; agriculture biologique, raisonnée ou élevage intensif ; …) que sur le stock de poissons.

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C’est assez marrant, mais les gaspésiens se définissent comme des gens accueillants et gentils. Et c’est vrai pour la quasi-totalité des gens que j’ai croisé mais il me semble que c’est normal non ! Voilà, maintenant, ce qu’ils appellent être accueillant et gentil, je le définirai de façon différente. Pour moi, l’atout principal des gaspésiens, c’est d’avoir du temps à accorder aux autres. Ils s’accordent volontiers le temps de vivre, - et l’image de fainéant serait fausse -, mais ici on est loin du faux rythme de vie imposé par le mode de vie urbain.

Alors, voilà, si vous voulez vous accordez du temps en Gaspésie, vous pouvez toujours marcher sur les grèves à la recherche de jaspes, d’agates ou autres cailloux attrayants ;

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faire une pause pour prendre le temps d’observer les mammifères marins aperçus depuis la voiture sur la route 132

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ou vous arrêtez manger une poutine dans une cantine locale. Elle n’est pas plus digeste que dans le reste du pays mais le cadre rend souvent sa dégustation plus savoureuse.

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Sinon, il reste les fruits de mers pour se remettre de la randonnée ou tout simplement un beau coucher de soleil.

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Offrez vous le luxe de la Gaspésie : du temps !!!


Et les feuilles, elles en ont mis du temps avant de vouloir daigner se montrer mais en quelques jours, la végétation s'est drapée d'un vert vif.

il était temps !!!

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 00:21

Langue de terre cernée par la mer, le parc prend place sur la péninsule de Forillon. Il est bordé, d’un côté, par la baie de Gaspé, et de l’autre, par le détroit d’honguedo (Saint Laurent).

La topographie du parc, résultat d’une géomorphologie qui s’inscrit dans les derniers soubresauts des Appalaches – 10 formations géologiques distinctes - offre  de multiples possibilités pour aborder ce parc.

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Les falaises surplombant la mer offrent de superbes panoramas et des points d’observations pour les oiseaux et les mammifères marins. Les escarpements rocheux rappellent aux randonneurs qu’une bonne condition physique est bien utile pour crapahuter dans le coin.

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Les sentiers sont assez diversifiés, traversant aussi bien des forêts de conifères, des érablières ou donnant accès à des recoins rocailleux qui offrent des habitats propices aux plantes alpines et arctiques.

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Pour les moins motivés, les pentes plus douces qui longent le littoral ou les fonds de vallées permettent d’observer plus facilement la faune et rappellent que l’homme a participé à la création de ces paysages.

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Le parc national de Forillon est relativement récent (1970) et il ne s’est pas fait sans fracas.

Quelques 226 familles habitaient dans l’enceinte du parc. Sans ménagements, elles furent expropriées pour faire place au parc national.

La thématique du parc est d’ailleurs des terres et des hommes et on peut, en se promenant , observer les traces de ce passé, soit préservé et mis en valeur par l’administration du parc  comme le secteur des parages et ces quelques bâtisses , soit en lisant le paysage et en devinant la transformation des paysages créés par l’homme.

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Le parti-pris par l’administration du parc est de laisser la nature reprendre ces droits. Ceci est, à mon avis, discutable. La large vallée qui coupe le parc fut, dans le passé une terre agricole. Aujourd’hui, elle présente différentes strates arbustives dans laquelle une faune diversifiée prend place (c’est le secteur ou j’ai eu le loisir d’observer le plus d’oiseaux). Une fois que la forêt aura recouvert ce secteur, il est quasiment certain que la biodiversité sera moins riche qu’actuellement.  

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J’ai pris mon temps dans ce parc et je l’ai sillonné pendant 3 jours et demi. Un peu en voiture, pas mal à pied (40 km) et beaucoup à vélo (80 km).

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J’ai vraiment apprécié la diversité des sentiers, les dénivelés rendent les randonnées plus sportives car, souvent dans les parcs, les sentiers sont vraiment aménagés et rendent les visites un peu monotones (Cf : Parc de la Pointe Taillon)

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Le cap Gaspé : haut de 95 mètres, ce cap tire son nom de « Gespeg » en langue Micmac, signifiant « là ou la terre finit ».

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Le phare de Cap Gaspé

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Le Mont Saint Alban en arrière-plan

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 00:06

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Dernière ville avant le bout de la terre ou première escale si on arrive de la mer. Cette petite ville située à la confluence de plusieurs rivières, nichée au fond de la baie qui porte son nom n’a pas vraiment de typicité. Mais la configuration du site, où le bâti s’accroche aux pentes raides des collines, favorise une concentration de l’habitat et on sent rapidement que Gaspé prend plus l’allure d’un gros village que d’une petite ville.2-au-6-mai-204.JPG

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Cette cité administrative s’enorgueillit surtout d’être le lieu où Jacques Cartier est venu sceller la présence française en Amérique du Nord.

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Le 14 juillet 1534, deux navires trouvent refuge dans la baie de Gaspé. Jacques Cartier établit des rapports amicaux avec un groupe d’Iroquois. Avant de repartir, le 24 juillet, il fait ériger une croix aux armes de François 1er. Le royaume de France s’appuiera sur ce geste pour revendiquer des possessions territoriales en Amérique.

Autre fait historique marquant, Gaspé a connu un sort similaire aux acadiens de la Nouvelle-Ecosse. Après la chute de la forteresse de Louisbourg, le général Wolfe déporta les habitants de Gaspé vers la France, et brûla la totalité de la ville en septembre 1758.

Le renouveau de la ville est assuré par des anglophones, de descendances  irlandaises pour beaucoup.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 00:16

Contrairement à Percé, ce tout petit village traversé par la route 132 n’invite pas à la pause puisqu’il n’y a rien, si ce n’est un très, très petit dépanneur et un centre communautaire qui fait auberge, ouvert à l’année !

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Comme la météo n’était pas de la partie, j’ai en fait passé deux jours dans ce village à majorité anglophone.

Et oui, depuis que je suis arrivé en Gaspésie, c'est-à-dire de retour au Québec, j’ai découvert avec surprise que plusieurs villages anglophones parsèment le littoral de la baie des chaleurs.

Dans le cas de Douglastown, il s’agit essentiellement de descendants d’Irlandais – l’église Saint Patrick est aux couleurs de l’Irlande- qui se sont installés ici au moment de la guerre d’indépendance aux Etats-Unis. Il s’agissait, paradoxalement, de loyalistes attachés à la couronne britannique.

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Il est d’ailleurs frappant de voir qu’aujourd’hui, dans le village, se sont - en règle générale – les francophones qui s’expriment en anglais avec les anglophones, et que nombres d’anglophones ne parlent pas français. J’ai ainsi, au Québec, conversé en anglais au dépanneur, et avec un automobiliste qui m’a pris en pouce.

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L’autre intérêt de ce petit village : le barachois. Polémique autour de l’origine étymologique du mot mais toujours est-il qu’il s’agit d’un très mince cordon dunaire qui ferme, en partie, une lagune dans laquelle se jette un fleuve.

L’envasement progressif de cette lagune, le mélange des eaux douces et marines, en fait une zone humide particulièrement riche qui accueille souvent de nombreux oiseaux migrateurs.

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Des bernaches cravant

Initialement, je voulais aller flâner aux Barachois, un village réputé pour son barachois, à proximité de Percé et remonter jusqu’à la Pointe Saint Pierre pour vous offrir un meilleur aperçu mais comme qui dirait, le pouce ça n’est pas toujours le pied ! Donc il faudra se satisfaire de celui de Douglastown même si la voie ferrée posée sur le cordon dunaire a obligatoirement modifié les dynamiques naturelles.

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Mais j’avoue qu’elle me fut très pratique pour rentrer à pied de Gaspé, en me faisant économiser quelques kilomètres de marche. Et oui, stationner à Douglastown, c’est être à 23 km de l’épicerie !   

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 00:01

Percé, en Gaspésie, c’est la destination touristique par excellence. Un incontournable dans un tour de la Gaspésie.

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Le Mont Saint Anne en arrière-plan

Et effectivement, le site est attrayant. Niché au pied du Mont Sainte Anne, face à l’île de Bonaventure et protégé par le rocher Percé, que d’images de cartes postales.

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Le problème est là, un peu, beaucoup trop peut-être. A l’image des stations balnéaires du littoral qu’on connaît en France, il n’y a que la peinture des maisons de vive dans ce village à cette époque de l’année et on imagine la cohue touristique en haute saison.

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Voilà ce qu'il reste du passé maritime, un musée.

Malgré un passé maritime (pêche à la morue) important, il n’apparaît pas y avoir d’autres activités que le tourisme. Très loin des sensations éprouvées à Lunenburg.

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Le célèbre rocher

Comme rien n’est ouvert (à tarif abordable) à cette époque de l’année, je n’ai passé qu’un après-midi dans le village. Il s’agit donc d’un rapide aperçu. Dommage car les environs offrent de nombreuses possibilités de randonnées ou d’observations des oiseaux marins.

L’île Bonaventure, classé en parc depuis 1971, abrite une colonie de 120 000 fous de bassan.

Enfin, depuis le Mont Sainte-Anne, j’ai pu avoir un superbe panorama sur la baie de Gaspé et la côte.

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