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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 05:59

C’est bien beau de vouloir découvrir cette province mais comment se déplacer ?

 


L’idéal, c’est d’avoir une très bonne paire de chaussures car les kilomètres s'accumulent vite. Autant le dire d’emblée, on est en Amérique du nord, au royaume de la voiture reine donc, sans voiture, c’est vite la galère.

Ici, le piéton n’est pas roi, loin de là et il vaut mieux regarder à deux fois avant de traverser.



Ensuite, il faut traverser quand vous êtes autorisé. Dans le centre-ville, le feu piéton indique un décompte du temps qu’il vous reste pour traverser. La main est rouge, on est sensé rester de l'autre côté. Et oui, parce qu’ici, quand le feu passe au rouge, l’autre passe instantanément au vert. Et certains boulevards étant très larges, on regrette de ne pas s’appeler Usaïn Bolt.

 

En ville, à Montréal, vous avez le métro ou le bus donc c'est pas pire. A Québec, c’est déjà un peu plus compliqué car il n’y a pas de métro et le réseau de bus est un peu limité. Petite précision de bienséance pour maudits français, on fait la queue pour monter dans le bus et on a son titre de transport. Quelle discipline !

 

Pour circuler dans la Province, vous avez le train mais je n’ai pas testé. Le réseau reste limité et il n’a pas obligatoirement bonne presse.

 


Sinon, il y a l'autocar pour vous rendre d’une ville à l’autre. Plutôt confortable mais il ne faut pas avoir besoin de trop circuler car c’est assez cher. L’une des bonnes solutions consiste à utiliser le covoiturage comme allo-stop, c’est assez efficace (surtout entre Québec et Montréal) et cela permet de réduire la facture.

 

La manière la moins onéreuse et la plus sympa de se déplacer restant le pouce. C’est relativement simple à la campagne et dans les petites villes, mais c’est compliqué dans les grandes villes et ça relève de la mission impossible à Montréal. Bien évidemment, c’est toujours mieux quand il fait beau, le pouce !

Sinon, on revient toujours à la même chose, il faut une voiture.

L’astuce consiste à louer le véhicule depuis des sites internet européens pour réduire la facture. Pour le moment, j’ai plutôt eu de la chance dans les modèles loués, que des voitures neuves ou presque.

 

Voilà un petit modèle nord-américain : Dodge caliber


Evidemment, il faut s’habituer aux boîtes automatiques mais ça va, on s'y fait vite. C’est juste un peu monotone comme conduite et çà consomme un peu plus aussi. Par contre, c’est pratique dans les villes car ici, c’est la patrie du feu tricolore, il n’y a que ça en ville. Et oui, des régions entières sans rond-point, ça existe encore !!!

 

Que faut-il savoir pour circuler au Québec, le plus compliqué, c’est de trouver la route pour sortir de la ville comme à Montréal. Ici, il faut prendre l’habitude de se repérer au numéro des routes plutôt qu’à une direction. Evidemment, on utilise les axes principaux, de toute façon, le réseau secondaire est assez limité.

L’autre astuce, ce sont les feux tricolores.

 



Quand ça passe au rouge, on ne s’arrête pas au pied du feu comme en France sinon vous êtes en plein milieu du carrefour. Eh oui, le feu est placé après le carrefour. On s’arrête à la bande blanche avant le carrefour. Pour repartir, il y a plusieurs solutions suivant que vous allez à droite, tout droit ou à gauche. Parfois vous avez un feu vert, parfois une flèche verte, parfois ça clignote, c’est n’est pas ce qu’on fait de plus simple mais comme ici c’est très zen, ça se passe bien.

 



Une autre illustration du comportement courtois de québécois (un peu à la british !!!), les carrefours avec des stops (ah, non, pas des stops mais des arrêts) : 4 routes, 4 arrêts. Le premier arrivé est le premier à repartir. 

Sinon, pour ce qui est de la vitesse, disons que c’est limité entre 60 et 100 km/h sur autoroute mais il y a une soi-disant tolérance. Dans les faits, à 110-120, ça à l’air de passer mais bon pas toujours. Après c’est à l’américaine, gros gyrophares et tout le tralala. Il y a des points ici aussi, sauf que vous les gagner au lieu de les perdre, jusqu’à un certain plafond. J’ai crédité mon permis québécois, que je n’ai pas, de deux points.

Sinon, ici, même si les véhicules sont paraît-il moins gros que dans le reste du pays, il y en a beaucoup d’imposants et c’est assez désagréable car la notion de distance de sécurité, ils ne connaissent pas et on vous colle assez facilement, surtout les poids-lourds.

 

 

Et puis, comme le réseau secondaire peut vite prendre l'allure d'un chemin non goudronné, on est vite au royaume des pick-up.

 

 

Bon, sinon, il y a d'autres modes de déplacement possible. j'ai fait un peu de vélo, on peut aussi faire du cheval, prendre un hydravion, faire du VTT (vehicule tout terrain autrement dénommé quad en France) et puis quand la neige va s'installer, il y aura la raquette, et surtout la motoneige et ces milliers de kilomètres de pistes.

 

 


 

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Published by typ.taupe - dans novembre 2009
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 00:00

Même si on a déjà eu quelques épisodes neigeux, la neige n’est pas encore installée à Québec.

 



Et avant quelle ne recouvre la cité pour plusieurs mois, la ville se transforme, se prépare à affronter un hiver qu’elle redoute toujours.

L’automne est fini depuis un moment et il n’y a plus de feuilles dans les arbres. Comme il y a beaucoup d’arbres dans cette ville, je vous laisse imaginer le sol. Recouvert de feuilles.

 



Que nenni, le sport local de ces dernières semaines fut le ramassage des feuilles.

Pour en faire un tas et attendre qu’elles se décomposent l’été prochain, pas dans la culture locale. Ici, les feuilles, c’est dans les sacs poubelles!

Voilà un aperçu des rues durant le mois passé. Des milliers de sacs poubelles remplies de feuilles.



 



Quand votre jardin est propre, il faut passer aux arbustes : ratiboisés, ficelés, emmaillotés pour passer l’hiver au chaud !!!

 

 

Puis c’est le moment d’installer des piquets de signalisation car sous un ou deux mètres de neige, pas évident de repérer les chemins alors la ville, les entrées de maisons, les angles de rues sont balisés comme sur une piste de ski. Souvent, ce travail est effectué par de petites entreprises d’aménagement paysager qui vont aussi assurer un travail de déneigement.

 

 


 

Enfin, c’est le temps de monter les abris temporaires. Ils fleurissent partout, car la plupart des maisons n’ont pas de garages.


 


Entre temps, les employés municipaux ont fait disparaître une partie du mobilier urbain (bancs, table de pique-nique dans les parcs …), même les bouées de navigation dans le Saint Laurent ont rejoint les quais comme les bateaux qui ont déserté le port et sont en cale sèche.

 



Et puis on s’assure d’avoir l’outil à portée de main : la pelle à neige. Une pour la porte d’entrée, une pour le chemin … et il paraît qu’il faut toujours la remettre à la même place si on ne veut pas attendre le printemps pour la retrouver.

 


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Published by typ.taupe - dans novembre 2009
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