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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 00:01

Atmosphère particulière dans ce tout petit village de pêcheurs (60 hab.) situé à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Halifax.

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Le fait de voyager hors saison me permet de profiter des sites sans la ronde des touristes.

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Ce qui fait le charme du lieu, c’est qu’en regardant une photo du village il y a 150 ans, il n’y a quasiment pas de différences. On a l’impression que le temps est arrêté dans le village, car le phare qui fait la réputation de Peggy’s Cove m’a laissé plutôt indifférent.

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Par contre, cette côte rocheuse, ces paysages de landes et cet océan, j’adore !

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Et j’avoue un faible pour le monument des pêcheurs de William E. DEGARTHE, une représentation de la vie des familles de pêcheurs taillée dans la roche.

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:04

Qui ne s’est jamais posé cette question en regardant l’Atlantique : A quoi ça ressemble en face ?

Oui, mais c’est où cet en-face ?

44° 26’ 26.82 : La latitude de la plage sud à Biscarrosse plage, dans les Landes, en France.

Grâce à Google Earth, un rapide coup d’œil et en face, c’est le Canada, La Nouvelle-Ecosse et plus particulièrement le Parc provincial de Crystal Crescent Beach.

Voilà, ma traversée du Canada d’est en ouest commencera là !

Grâce aux images satellitaires, je repère, 35 km au sud d’Halifax, entre Sambro et East Pennant. Il y a une plage, un parking et grosso-modo, il me semble qu’il y a 2 à 3 kilomètres à faire le long de la côte pour être Pile en Face.

Le soleil est de la partie, je vais revoir l’océan, je revis !

Oui, mais voilà la route pour accéder au parking est fermé donc je prends mon sac-à-dos et je commence à pied le long de cette route gravillonnée.

Arrivé au parking, le choc, une plage de sable clair, de l’eau bleue translucide, des rochers en arrière-plan, il n’y a pas à dire l’océan, c’est magique !

Un chemin sillonne à travers les marécages et les bosquets pour contourner la plage, une deuxième crique et un panneau qui indique : « fin du chemin entretenu, circulation à vos risques et périls ». Bon, je suis prévenu.

Et là, j’avance, en allant de surprises en surprises !

L’océan d’un côté, une strate arbustive sans feuilles de l’autre.

Des rochers en arrêtes qui protègent un dense enchevêtrement de  sapins.

Puis de gros cailloux ronds, polis, et ces arbres morts, comme pétrifiés, debout dans les rochers.

Un peu d’escalade et le paysage s’ouvre, association de landes et de tourbières, jusqu’à la pointe.

En zigzaguant entre les trous d’eau, les rochers et les bois morts, me voilà à l’endroit voulu.

Je n’allais pas faire demi-tour tout de suite alors j’ai pique-niqué en face de la plage Sud !!!

Demi-tour, je veux rester le plus proche de l’océan en me disant que de passer de rochers en rochers sera plus facile que le premier chemin.

Oui, mais voilà, je ne suis pas connu pour avoir l’agilité d’un yamakasi. Et alors que je me trouve sur un gros rocher taillé à 45°, je me rends compte que je ne vais pas pouvoir sauter.

Alors que je m’accroupis pour m’accrocher à ce rocher pour faire demi-tour, oh, surprise !

Un gros porc-épic ! Un mètre en dessous de moi dans une faille entre deux rochers.

On est à 10 mètres de l’eau.

Pour ceux qui connaissent, en regardant les photos, considéré que vous marchez sur la plage en partant de la plage du vivier jusqu’à la plage-sud.

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 19:23

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas faire des articles en anglais.

Halifax, c’est la porte d’entrée Atlantique du Canada. Cette ville de 370 000 habitants est nichée dans l’un des plus vastes ports naturels du monde (32 km de long, jusqu’à 3,2 km de large et 76 m de profondeur).

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Fondée en 1749 par les Anglais, la capitale de la province de la Nouvelle-Ecosse (Nova-Scotia) concentre, outre les institutions provinciales, un vaste complexe industrialo-portuaire ainsi qu’un pôle universitaire.

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On ne peut pas dire qu’on tombe immédiatement sous le charme de la ville (météo de …) mais elle ne rebute pas non plus. On sent qu’on y prendrait aisément ses repères. Le quartier historique, assez restreint, est situé à proximité des quais, cerné par les immeubles modernes.

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En s’éloignant un peu de l’eau et en montant un peu aussi, on accède aux quartiers commerciaux et à la citadelle qui domine Halifax.

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20 avril 005 Old town clock

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La ville est assez cosmopolite. Au premier abord, ce qui frappe c’est la diversité des églises et le nombre d’associations d’aides aux personnes. Pourtant, la ville sans apparaître particulièrement riche ne montre pas l’aspect d’une ville sinistrée. Il m’a fallu m’éloigner du centre pour comprendre. Le relief offre de multiples possibilités de maisons avec vue sur des plans d’eau. Les classes aisées s’installent dans ces secteurs, les gros pôles commerciaux drainent l’activité et le centre est surtout animé par la vie estudiantine.

Les quais sont à l’image de ce qui se passe dans la plupart des villes portuaires dans le monde.

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Ils ont fait et font l’objet d’aménagements pour devenir des espaces ludiques, touristiques en associant bâtiments culturels (musée de la marine, quai 21 pour Halifax), commerces et résidences. Il est assez troublant de voir à quel point ce schéma se reproduit à travers le monde. Les caboteurs laissent la place aux voiliers pour mini-croisières. L’activité portuaire reste quand même présente sur les quais du centre-ville d’Halifax avec les remorqueurs et surtout les navires militaires. Halifax est la première base navale canadienne.

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L’activité portuaire cerne, en fait, le centre d’Halifax.

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Saint Paul’s church, la plus ancienne église protestante au Canada.

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Pas vraiment d’intérêt que cette horloge qui indique 9 h 04. Oui, mais vous pouvez passer à n’importe quel moment, elle est bloquée à 9 h 04 en souvenir de l’explosion du navire français le Mont Blanc. Le navire, remplit de munitions, explosa le 6 novembre 1917 à 9 h 04 dans le port suite à une collision provoquant la plus importante explosion provoqué par l’homme avant la bombe atomique.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 01:10

C’est le nom du train qui relie Montréal à Halifax (Nouvelle-Ecosse) depuis 1904. Les 1400 kilomètres se font quotidiennement le long du Saint-Laurent, de la côte du Nouveau-Brunswick et en traversant la Nouvelle-Ecosse.

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C’est aussi ma destination : l’océan Atlantique pour aller voir un lever de soleil, moi, qui suis habitué à voir le soleil se coucher dessus.

C’est surtout le début d’un grand périple qui doit m’amener d’un océan à un autre : le Pacifique.

Alors, voilà après une dernière journée de boulot, j’ai sauté dans le train à Charny (une toute petite gare à côté de Québec) et j’y ai passé 19 heures dans ce train.  

Un peu long, mais les trains sont confortables. Petit changement aussi par rapport à nos habitudes, il faut enregistrer ces bagages comme pour l’avion et on le récupère à l’arrivée.

Sinon, j’ai eu le temps de voir plein d’endroits où  je ne vais pas retourner !!!

Faut dire qu’avec de la pluie et la neige tout le trajet, une herbe qui n’a pas encore repris sa couleur verte et des arbres toujours sans feuilles, difficile de faire des paysages plus tristes !!!  

Parce que oui ma dernière journée à Québec fut sous la neige et pour ne pas être dépaysé, il neige à Halifax. On est le 18 avril !!!

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Mon premier point de chute, et les tâches blanches, ben, des flocons !!!

Pour ceux qui veulent suivre le parcours sur la carte, dans la rubrique Archives : Itinéraire puis cliqué sur Chemins, routes et détours.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 17:31

Voilà les premières fleurs, on peut dire que l’hiver est derrière nous.

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Affronter l’hiver québécois, ben, pas si pire !

D’accord, il s’agit de l’hiver le moins froid jamais enregistré et d’un des moins importants en précipitations neigeuses (à peine 1.60 m en cumulé).

Mais bon, si vous jetez un œil sur le tableau de ma chronique météorologique, on ne peut pas dire qu’il a fait chaud non plus.

On a quand même eu un aperçu de l’hiver québécois avec une grosse semaine début février à -15.5 ° C de température moyenne. Le record de l’hiver s’affiche à -24.6° C et en ressenti à -33° C.

Et oui, c’est l’une des différences, ici, on apprend à faire la distinction entre la température réelle et la température ressentie. Comme il y a souvent un souffle d’air, la température ressentie est plus basse et quand on oscille entre -15° et -20°, on perd la notion de froid pour des sensations de brûlures. Mais bien couvert, sans l’être trop, ça reste raisonnable.

En ce qui me concerne, il n’y a que le problème des gants que je n’ai pas réussi à résoudre.

Que vais-je en retenir ?

L’expérience particulière de vivre dans un congélateur pendant des mois ! Les aspects rigolos comme les poils de nez qui se collent quand vous sortez dehors par – 20° C.

Le blanc qui s’installe pour de longs mois, à la fois agréable et moins quand la neige commence à être sale. L’absence de végétation commençait aussi à être longue et pourtant, la neige a disparu avec près d’un mois d’avance.

Cela reste malgré tout assez long et ça peut-être terriblement long quand un ciel à neige s’installe et qu’il ne se passe rien pendant des jours.

Mais il est vrai que je n’ai pas profité des activités d’hiver comme je l’avais envisagé, j’ai toujours attendu plus de neige mais elle n’est jamais venu. La pluie est toujours venue se mêler aux épisodes neigeux importants. On a guère eu plus de 60 cm de neige au sol.

La semaine où il fallait en profiter, c’était la première semaine de février, belle neige fraîche, grand froid ensoleillé mais il n’y en a eu qu’une dans l’hiver.

Alors comme le printemps a décidé d’être précoce au Québec avec des records de températures ce week-end, j’espère que la suite va en être de même et que je vais pouvoir en profiter.

A l’inverse des oiseaux migrateurs, j’ai posé mon sac à Québec pour passer l’hiver. Ils seront bientôt de retour donc il va être temps pour moi de refaire mon sac.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 21:56
Humour fin québécois

 

Voilà un cérémonial qui sent bon le printemps ! Passage obligé après un hiver ici. Le Québec, c’est 75 % de la production mondiale de sirop d’érable.

Qu’est ce que la cabane à sucre ?

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Traditionnellement, il s’agit d’une cabane dans une érablière où on fait bouillir l’eau d’érable au début du printemps. La récolte et le travail nécessitant des bras, il s’agit aussi d’un lieu de convivialité où on se retrouve autour de repas traditionnels arrosés … de sirop d’érable. Ces repas sont devenus une vraie activité lucrative dans les grosses érablières.

Ah, le sirop d’érable ?

La période d’activité dure approximativement un mois, en fonction de la météo. En effet, pour des conditions optimums, le sol doit être recouvert de neige, et il faut des gelées la nuit et des températures positives dans la journée pour provoquer une coulée d’eau dans l’érable à sucre (Acer saccharum).

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C’est cette eau qui est recueillie, soit dans des chaudières, soit par un système de tubulures sous vide (par gravité), qui une fois chauffée et évaporée va donner du sirop d’érable.

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Le chalumeau, c'est ce petit tube conique que l'on plante dans l'entaille pour canaliser l'eau qui s'écoule dans la chaudière.

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A l’image des viticulteurs, les acériculteurs doivent maîtriser des processus très technique pour tirer profit de cette eau d’érable.

L’eau est chauffée dans des évaporateurs, provoquant une concentration des sucres et de nombreuses réactions chimiques.

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Ainsi, en fonction de la concentration, on obtient divers produits : sirop d’érable : 66 % ; tire d’érable : 83 à 86 % ; beurre d’érable : 86-87 % et sucre à partir de 88 %.

Des volumes importants de bois étaient nécessaires pour faire évaporer cette eau. Aujourd’hui, dans les érablières modernes, on utilise la technique de l’osmose inversée pour concentrer l’eau et réduire le temps de chauffe.

Il faut environ 40 litres d’eau d’érable pour 1 litre de sirop. L’eau d’érable contient de 2 à 3 % de sucre et il ne s’agit pas de sève puisque le métabolisme de l’arbre n’est pas encore actif.

 

Bon, mais pendant que ça bouillonne, qu’est ce qu’on mange ?

 

Une petite soupe québécoise, la classique soupe aux pois.

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Des oreilles de crisse, de fines lamelles de gras avec couenne grillées à la poêle, à grignoter.

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Du pâté à la viande, du jambon au sirop d’érable, des saucisses, des œufs, le tout accompagnés de fèves au lard (faut pas le dire mais c’est des beans) et des patates à l’eau au sirop d’érable.

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Un petit pichet de sirop d'érable, des betteraves au vinaigre et du ketchup maison pour accompagner le tout.

Et en dessert, des crêpes au sirop d’érable, voir une très légère tarte au sucre !

 

Et pendant ce temps, il y a Jojo et son accordéon qui nous fait les classiques québécois : chevaliers de la table ronde, …

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Et quand, du sucre, vous n’en pouvez plus, vous me reprendrez bien une petite palette de tire.

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Ça n’est pas raisonnable mais comme c’est bon, allez, une de plus, euh, p’têt encore une !!!

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 22:51

 

 

 

Eh oui, car avec une poutine, un pâté chinois ou une tourtière, il faut faire descendre tout ça et même si de l’eau, il n’en manque pas dans ce pays, point trop n’en faut dans mon verre !

Non, je suis sur que vous préférez une bonne liqueur. Des bulles, des colorants, vous avez bien changé ! Et oui, au Québec, une liqueur, c’est un soda.

Non, au Canada et plus particulièrement au Québec, on boit de la bière, beaucoup de bière (un ordre d’idée, en 2003, 83 L / hab. de + 15 ans au Québec ; contre 143 L pour un allemand, et 41 L pour un français).

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C’est là que les choses se compliquent car si on va faire un tour au dépanneur du coin (mais non, pas le garage, l’épicier qui a un frigo avec de la bière, des liqueurs et des chips), on va trouver des caisses de bières abordables (Corrs, Molson, Labatt) mais, en ce qui me concerne, imbuvables (pas de matière, peu de bulles et franchement mauvaises au goût). Il n’en reste pas moins qu’il s’agit des bières les plus consommées ici et on assiste à des scènes cocasses. Le bucheron canadien qui sirote sa Corrs light, ça vous casse un mythe.

Donc pour boire des bonnes bières, il faut se tourner vers le dynamique marché des micro-brasseries. 68 sont actuellement recensées au Québec. Et là, oui, il y a moyen de se faire plaisir en dégustant, par exemple, une Fin du Monde, une bière triple fermentation, un peu alcoolisée avec ses 9° mais faut ce qu’il faut pour supporter la rigueur du climat !

De plus, il y a une vraie imagination dans les noms, le graphisme des étiquettes….

 

La bière représente environ 82 % de l’alcool consommé au Québec, le vin occupe une place plus modeste (15 %) et les spiritueux sont, en fait, assez marginaux dans la consommation québécoise avec 3 %. Cette forte consommation de bière explique pourquoi le canada apparaît comme un pays ou la consommation d’alcool pur / habitant reste raisonnable en comparaison de pays au niveau de vie équivalent. Près de 40 % inférieure à celle de la France.

 

Pour ce qui est du vin, passage obligé par la SAQ. Grosso-modo, il faut doubler le prix de la bouteille par rapport à la France mais malgré des tarifs supérieurs au vin du nouveau-monde, les vins français restent les plus consommés au Québec.

Il y a également une production locale de vin malgré la rigueur du climat. L’exploitation viticole est assez récente au Québec (une trentaine d’année) mais je ne peux vous en parler car je n’y ai pas gouté. (Par contre, ci certains sont intéressés, j’ai un bon travail universitaire (pdf) sur le vin au Québec que je peux envoyer)

 

Non, le produit que j’ai testé et qui m’a le plus séduit depuis que je suis arrivé au Québec, c’est le cidre de glace.

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Non, non, il ne s’agit pas d’un produit ancestral mais d’une production récente copié sur le modèle des vins de glace. Mais contrairement aux vins de glace ou vous pouvez trouver tout et n’importe quoi (en Amérique du nord), les producteurs de cidre de glace se sont organisés pour que l’appellation cidre de glace du Québec réponde à plusieurs critères :

Le « cidre de glace » est le cidre obtenu par la fermentation du jus de pommes, lequel doit, uniquement par le froid naturel, atteindre une concentration de sucre avant fermentation d’au moins 30 degrés Brix. Le produit fini doit atteindre une teneur en sucre résiduel d’au moins 130 grammes par litre et un titre alcoométrique acquis de plus de 7 % et d’au plus 13 % d’alcool par volume.

De plus, les spécificités suivantes doivent être rencontrées :

  1. Aucune chaptalisation ;
  2. Aucun ajout d’alcool ;
  3. Lors de la fabrication du cidre de glace, le recours au froid artificiel n’est permis qu’à des fins de précipitation malique et en autant que la température ne soit pas inférieure à moins 4 degrés Celsius ;
  4. Aucun arôme ou colorant ;
  5. Le titulaire qui fabrique un cidre de glace doit cultiver les pommes requises pour la fabrication de cette boisson alcoolique et exécuter à son établissement le pressage des pommes ainsi que les étapes ultérieures du processus de fabrication. Toutefois, un titulaire de permis de fabricant de cidre peut fabriquer un cidre de glace en utilisant au plus 50 % de pommes qu’il ne cultive pas ;
  6. Le cidre de glace peut être imprégné artificiellement d’anhydride carbonique à la condition que le volume d’anhydride carbonique dissout par volume de produit fini soit de 1,5 à 2,5 ou de 3,5 à 5,5 ;
  7. Le présent règlement est entré en vigueur le 4 décembre 2008.

Il existe deux procédés pour fabriquer le cidre de glace : la cryoconcentration et la cryoextraction naturelle.

Pour la cryoconcentration, les pommes sont récoltées et conservées au frais jusqu’aux grands froids. Les fruits sont pressés et le jus obtenu est placé dehors en janvier. En cristallisant, l’eau se sépare des sucres. Après quelques jours de froid intense, le moût concentré est recueilli par gravité, placé en cuves où il fermente à basse température au moins 6 mois avant d’être embouteillé.

L’autre méthode consiste à récolter des pommes qui ne tombent pas à l’automne. Le froid des mois de décembre et janvier, ainsi que le vent concentrent les sucres. Les pommes sont cueillies et pressées gelées.

Les variétés de pommes les plus utilisées sont la McIntosch, la Cortland, la Spartan, la Lobo, l’Empire.

Et en bouche, à quoi ressemble ce produit ? Pour ceux qui connaissent, je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes avec des vins blancs liquoreux de type coteaux du layon vendange tardive. Le parfum de pomme en prime.

Si vous allez dans une cidrerie, vous serez amené à goûter de nombreux produits qui portent l’appellation cidre mais qui n’ont strictement rien à voir avec ce qu’on connait en France sous l’appellation cidre. Il s’agit souvent de produits d’assemblages ayant comme base le jus de pomme mais souvent parfumés (fraises, framboises, bleuets..) et auquel est parfois ajouté du gaz carbonique.

 

Pour conclure cet article sur les alcools, un petit coup de caribou, la boisson officiel du carnaval de Québec. Un mélange de vin rouge et d’alcool fort. A tester une fois pour découvrir, après…

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 13:01

Ah, la sempiternelle question : qu’est ce qu’on mange ?

Ne vous plaigniez pas, ici, c’est déjà, qu’est-ce que j’achète pour cuisiner ?

Alors, parfois, on se risque et on se dit goûtons les spécialités québécoises !

Bon, dans le domaine de l’alimentation – je n’arrive pas à employer le mot gastronomie -, des spécialités vous pouvez en avoir en masse et pour beaucoup, je pense plus à des variantes de plats connus ailleurs dans le monde qu’à des spécialités.

 

Mais je dirais qu’il y a quand même trois plats qu’on peut qualifier de spécialités québécoises.

 

La Poutine

 

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photo : sni

Des frites, du fromage en grain (enfin ça, c’est le nom officiel, carré blanc en matière comestible non identifiable légèrement plus dure qu’une guimauve serait plus approprié) et de la sauce brune pour faire baigner le tout.

Voilà la version originale de ce met qui accepte toutes variantes (sauce spaghetti…).

Autant le dire, la poutine au Québec, c’est un passage obligé. Généralement la nuit, après une soirée un peu arrosée, et ça vous laisse juste le goût de ne pas y revenir trop vite !

 

Le pâté chinois

 

Ne me demander  pas l’origine de ce plat québécois car ils ne sont pas d’accord entre eux.

Toujours est-il que le pâté chinois, ça ressemble à notre bon vieux hachis Parmentier.

Une couche de viande hachée (qui ne vaut pas les restes d’un bon pot-au-feu revenu avec des oignons), une couche de maïs sous la forme que vous voulez (grain, crème) mais du maïs, une couche de purée de pomme de terre.

Hop, au four, deux feuilles de salade et le tour est joué.

Si vous aimez le maïs chaud, ça n’est pas mauvais.

 

La tourtière du lac Saint-Jean

 

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photo : sni

Vous avez à peu près autant de variantes de tourtières qu’il y a de familles québécoises mais le principe est le suivant :

Du temps, car ça doit être pour une grande tablée, donc il y a la corvée de patates (coupées en cubes, SVP).

De la viande, marinée avec des aromates. Il faut plusieurs sortes de viandes et idéalement du gibier (orignal, chevreuil…).

Une pâte brisée dans le fond de votre plat, remplir en alternant couches de viandes (coupées en morceaux) et couches de pomme de terre et recouvrir de pâte.

Laisser cuire doucement des heures au four.

Voilà un plat que j’aime bien et le décorum qui peut entourer sa préparation.

D’un point de vue gustatif, cela varie beaucoup en fonction des viandes et il est vrai que ça peut souffrir de la comparaison avec un baeckoffe, mais là, c’est un maudit français qui écrit.

 

Voilà, pour moi, les spécialités culinaires québécoises. On peut rajouter la viande fumée (smoked meat) qu’on retrouve beaucoup sur Montréal même si ce n’est pas purement québécois.

Ensuite, il y a des habitudes alimentaires comme les trempettes. Des morceaux de légumes crus qu’on trempe dans de la sauce type mayonnaise. Autant dire que je ne suis pas un fan du chou-fleur cru et de la mayonnaise sauce, euh, goût non identifié !

 

Pour finir dans les spécialités et se sont celles que j’apprécie le plus, il y a tous les produits dérivés des bleuets. Là, j’ai eu l’occasion de manger des produits qui font honneur aux gourmands.

 

Enfin, je ne peux pas parler des spécialités culinaires sans parler du sirop d’érable et de tous les produits à base de sirop d’érable. Il y a en partout, dans les céréales, dans les saucisses, le jambon, les desserts. Mais pour parler du sirop d’érable, il faut aller dans une cabane à sucre alors vous allez devoir patienter un peu.   

 

 

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 15:18
Qu'est ce que c'est que ce Red Bull crashed Ice ?
La manifestation publique la plus fun vue depuis que je suis à Québec.
Bon, je n'ai pas pour habitude de citer les marques dans ce blog mais là, j'y suis un peu obligé.
Il s'agit d'une course de patins sur glace qui se dispute à la manière des épreuves de boarder-cross que vous avez, peut-être, regardé pendant les J.O. de Vancouver.
Quatre patineurs ou patineuses au départ d'une piste de 450 mètres de long et d'un peu plus de 50 mètres de dénivellé. L'objectif est simple, être dans les deux premiers à l'arrivée, même si c'est sur les fesses ! Et ainsi de suite jusqu'à la finale.

Trois choses d'impressionnantes dans cette manifestation :
La structure, 1 mois de montage-démontage, 4 millions de dollars de bubget pour une manifestion gratuite. Faut-il que le marketing, ça rapporte !!!
Le cadre, en plein coeur du Vieux-Québec, départ au pied du Château Frontenac, arrivée dans le quartier du Petit-Champlain. L'alliance du cadre historique et d'une manifestation moderne.
La course en elle-même. Lancé à 60 km/h sur du AC/DC ou autres, ça fait bouger les foules. Ah non, c'est vrai, c'est le froid qui fait bouger les foules ici !

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Un petit aperçu de la structure pendant le montage
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Bon, pas évident de trouver une place où on y voit quelque chose. On a opté pour ici car en plus on avait les écrans pour voir la suite de la course et en fait, on a été bien tranquille.
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la finale féminine
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Non, non, Red Bull ne nous fait pas le coup des barricades et on dira que ce n'est pas dans l'esprit local. C'est juste un concurrent de la petite finale qui a explosé la rembarde. Petite réparation d'urgence avant la finale.
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Les finalistes

Petite vidéo qui vous donne un aperçu mais vous pouvez zapper les deux premières minutes!


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 17:10

Situées à Charny, à une dizaine de kilomètres de Québec, les chutes de la Chaudière, avec 35 mètres de hauteur, sont moins impressionnantes que celle de Montmorency mais valent le détour en hiver car elles sont plus larges et exposées au nord.

Les chutes sont le résultat de mouvements tectoniques qui ont donné naissance à la chaîne de montagne des Appalaches (430 millions d’années) et de l’érosion fluviale qui a façonné les couches de schistes argileux et les grès. Ces chutes suscitent depuis longtemps un intérêt puisque des fouilles archéologiques ont mis en évidence la présence de peuplements il y a 8 000 ans et que les amérindiens étaient installés au pied des chutes à l’arrivée des premiers colons.

Aujourd’hui, l’intérêt de ces chutes, outre le parc qui les entourent et qui procurent un espace ludique est dans la production hydro-électrique. Un premier barrage a été construit en 1901 et fut en activité jusqu’en 1970 et le bris de celui-ci. En 1998, une nouvelle centrale hydro-électrique d’une capacité de 24 mégawatts a vu le jour malgré une vive opposition, puisqu’il s’agit d’un investisseur privé qui revend, à prix garanti, sa production à Hydro-Québec, mais à un tarif qui ne permet pas à la compagnie publique de réaliser de bénéfices.

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Au moins, l'intégration paysagère du bâtiment a été prise en compte

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Par contre, les escaliers en hiver, toujours aussi .... boom, badaboom

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2 mars 481

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Published by typ.taupe - dans mars 2010
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