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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 00:33

La grande traversée ! Environ 4000 km.

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Tout le monde m’avait prévenu, c’est long, très long. Et j’étais parti en gardant en souvenir ce que m’a dit Maxime, « L’Ontario n’en finit pas d’en finir et les plaines, c’est sans fin ».

Et honnêtement, ce n’est pas faux mais j’avoue que le voyage n’a pas été aussi pénible que ça.

Pourquoi, c’est simple. Pas besoin de se concentrer pour regarder le paysage, vous pouvez mettre le nez dans un bouquin, dormir, … et regarder à nouveau par la fenêtre. Et là, le paysage n’a pas changé ou si peu. (Pour un conducteur, ça doit être terrible).

Ce voyage m’a surtout permis de prendre conscience des distances dans ce « pays » - je reste perplexe sur le fait que le Canada soit un pays - et de la faible densité de population.  

Et puis, c’est très simple pour vous expliquer ce que j’ai vu.

J’ai quitté le Québec et traversé l’Ontario. Cette partie du voyage est à mon goût la plus monotone. Ce secteur correspond à une partie du bouclier canadien et les images classiques du Canada se succèdent.

 

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Une terre pauvre, des roches qui affleurent et des forêts de feuillus mais plus souvent de résineux.

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Pas d’animaux à voir et rien pour couper cette monotonie que quelques lacs, ou alors une grosse mine. La seule attraction est quand la route longe le Lac Supérieur.

Donc au bout d’une nuit et d’une journée de feuillus, effectivement, l’Ontario n’en finit pas d’en finir. Le soir, on s’arrête à Thunder Bay et les immenses silos à grains laissent augurer les plaines.

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Il y en a 3 comme ça. Le lac Supérieur est derrière et au premier plan, des wagons. De l'importance de cette voie maritime pour la circualtion des marchandises.

5 juin 020

Et puis au réveil, on est à Winnipeg, la capitale du Manitoba. On va traverser les plaines. Au début, les étendues sont coupées par quelques bois puis l’arbre se fait de moins en moins présent pour offrir des vues sans fin. Le ciel est particulier. On a l’impression qu’on peut toucher les nuages !

5 juin 022

Ce qui me questionne, c’est qu’à perte de vue, je vois un paysage humanisée. Un paysage sans hommes, quasiment sans fermes mais tout n’est que culture. La dimension des engins agricoles est à l’image du pays. Seulement voilà, c’est dans cette région et en particulier dans la province du Saskatchewan, que les amérindiens sont les plus visibles. Difficile d’imaginer à quoi ressemblaient ces lieux il n’y a pas si longtemps.

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Régina, capitale du Saskatchewan. Pour une fois, le bus ne fait pas une pause dans un endroit perdu ou une zone quelconque. On est en plein-cœur de la ville et une heure de pause. Mais je n’ai pas pris mon appareil-photo, je pensais faire les photos au retour mais au retour, je rentre par un chemin plus au nord alors c’est loupé. Oh, pas grand-chose d’exceptionnel mais juste le temps de prendre conscience que j’arrive dans des territoires sans « Histoire ». En dehors des amérindiens croisés dans la rue, leur histoire n’apparaît pas dans le bâti et celle des pionniers n’a même pas 150 ans. Le bâti n’existant déjà plus.

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Enfin, on est reparti et j’en ai profité pour repérer la nouvelle faune (chien de prairies, coyotes…) qui s’offre à ma vue. Mais, bon, en ce moment c’est tout vert et comme ce n’est pas ma couleur, vivement la fin. Et au petit matin, les sommets enneigés des montagnes rocheuses ferment la route.

5 juin 109

Quelques grattes ciels, voilà Calgary.

Alors, le Canada pour les nuls, c’est simple :

A l’Est, le bouclier canadien, les plus vieilles terres du monde, de la forêt et on s’ennuie.

Au milieu, les plaines, tout le monde s’ennuie à part moi

A l’Ouest, les montagnes rocheuses, ça fait rêver tout le monde et c’est la suite du programme !

 

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Published by typ.taupe - dans juin 2010
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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 00:10

Le hasard fait parfois bien les choses. En quittant Tadoussac pour l’Anse Saint-Jean, j’ai été pris en pouce par un amateur de plein-air de l’Anse Saint-Jean. Et alors que j’exprimais mes frustrations liées au sentier du fjord, je lui annonce que j’ai l’intention de faire le sentier des Caps entre L’Anse Saint-Jean et le Petit Saguenay.

Il me dit alors de plutôt faire le sentier de la Montagne Blanche même si il est long et difficile car sur le sentier des Caps, je vais encore avoir le sentiment de marcher entre deux murs de végétation.

Le départ du sentier est grosso-modo à 5 km de l’auberge et l’arrivée à 7.5 km, ajouté les 15 km de la randonnée, le programme s’annonce chargé.

Alors c’est simple, sur la photo, on voit une chute, et une montagne en arrière-plan. Il faut aller derrière et revenir !

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Mais il s’agit d’un vrai sentier de randonnée, avec différents types de sols et beaucoup de dénivelés.

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Par contre, comme vous pouvez le constater sur les photos, on longe pas mal de petits ruisseaux, ce qui est agréable en soit mais je peux vous dire, qu’à part les photos prises au sommet,

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les autres m’ont couté car de la végétation, de l’eau, un cocktail détonant pour faire des photos floues, une main sur l’appareil et l’autre qui chasse ces satanées bestioles qui font bzz, bzz autour de vous.

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Je n’ai même pas pu observer un orignal qui se trouvait dans une zone marécageuse, c’était l’horreur ! il est à quelques mètres mais je n'ai pas pris le temps de le situer !!!

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1 juin 100

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Published by typ.taupe - dans mai 2010
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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 01:20

Généralement, je ne fais pas d’articles pour trois clichés mais cela m’a tellement frustré de payer pour me faire arroser après 10 bon kilomètres de marche sur une piste (pour voiture) que je vous propose ces photos.

Les belvédères de l’anse à la Tabatière sont les seuls panoramas sur le fjord accessibles en voiture. Peut-être mais je suis venu à pied, et alors qu’il était 16 h 45 et que la guérite fermait à 17 h, j’avoue que j’avais oublié qu’ici il faut payer partout.

Dans certains parcs, le billet est valable jusqu’au lendemain 16 h. Ici, j’ai payé à nouveau le lendemain pour randonner.  

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Etape 1 : de l’auberge à l’anse : 5 km

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Etape 2 : de l’anse à derrière la colline sur une piste monotone : 5 km

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Etape 3 : Sortir le blouson, le gros nuage sur le fjord est pour moi !!!

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Published by typ.taupe - dans mai 2010
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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 00:42

C’est l’auberge du bout du monde qui m’a attiré dans ce village, un des plus beaux villages du Québec.

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Comme l’auberge est située sur un espace commun’o’terre qui a pris vie au milieu des années 1970 et qui se maintient malgré les vicissitudes des utopies  de l’époque, le contraste avec le reste du village est assez saisissant.

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Pour moi, j’allais me perdre au fin fond de nulle part mais non, le village s’étend dans tout le fond de la vallée et le cœur historique se trouve à proximité de l’anse qui donne sur le fjord du Saguenay.

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Quand il a fallu repartir en pouce, j’ai quand même trouvé que j’étais au milieu de nulle part !

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Etant classé parmi les plus beaux villages du Québec, les vieilles maisons sont ripolinées, noyées dans la vallée verdoyante et  on oublierait assez facilement l’isolement du village par rapport au reste du Québec et la dureté de l’hiver.

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Les cabanes pour la pêche blanche rappelle que tout se couvre de blanc

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et une tradition ancestrale qui perdure mais qui illustre cet isolement, de très nombreuses maisons ont encore un four à pain en service.

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Le village a, de plus, connu une certaine notoriété car il était au dos des billets de 1000 $ canadien en circulation entre 1954 et 1992.

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Aujourd’hui, les éléments du patrimoine sont mis en valeur pour diversifier l’offre touristique car en dehors des croisières sur le fjord,  et d’un point de vue accessible en voiture, les randonnées sur les sentiers du fjord impliquent d’avoir une bonne condition physique.

Le pont couvert, qui date de 1929 mais qui a été reconstruit en 1986 suite à sa destruction au moment de la débâcle est utilisé, de façon originale, comme salle d’exposition.   

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Published by typ.taupe - dans mai 2010
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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 03:07

En discutant des baleines et de Tadoussac avec des Québécois, beaucoup me disaient qu’ils préféraient Les Bergeronnes.

Le village des Bergeronnes est situé à une vingtaine de kilomètres de Tadoussac, sur la côte nord. Alors le déjà vu, ça me va une journée mais ce n’est pas l’idée de ce périple.

J’ai bien failli ne jamais voir les Bergeronnes car j’ai mis deux heures avant d’être pris en pouce.

En chemin, je dis au conducteur que je vais aux petites Bergeronnes. « C’est ici ». On était au fond d’une vallée, avec quelques bâtisses, mais pas du tout sur un point propice à l’observation des mammifères marins. Il me dépose donc au village des Bergeronnes et me dit que le Saint Laurent est à environ 3 km.

3 km à pied, une rigolade ! J’ai nettement moins rigolé quand arrivé sur les berges du Saint Laurent j’ai vu ça.

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Mon esprit critique n’a fait qu’un tour : « encore un produit bien vendu » et puis après, j’ai eu l’honnêteté de me dire que toutes les discussions portaient sur un camping.

Je longe le Saint Laurent pendant 1 heures, 2 heures et à part la marée qui monte, rien de trépidant.

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Au loin, j’aperçois un site potentiel pour un camping.

Un peu d’escalade, beaucoup de chance avec le sentier des squatters à proximité

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Le sentier en version classique avec le Cap-Bon-Désir en arrière plan

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Le même en version très buccolique

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– le sentier est surnommé ainsi car les premiers habitants du village (vers 1850) occupaient illégalement les terres de la couronne et empruntaient ce sentier pour accéder aux berges et recevoir des cargaisons, l’estuaire étant la seule voie d’accès - et je marche encore jusqu’à ce camping.

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Imaginez-vous au réveil, avec le soleil qui se lève sur l’estuaire et les baleines sous vos yeux. Je comprends mieux la réputation du site même si je ne le trouve pas vraiment exceptionnel.

Voilà, mais là-bas, il y a ce phare – le cap Bon-Désir - qui n’a pas l’air si loin.

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C’est juste un effet d’optique, demandez à mes pieds !

Enfin, cela valait vraiment le coup car le camping si réputé, il est sur cette côte.

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Alors si un jour vous voulez vous réveiller en regardant les baleines sur un site comme ça, il faut venir camper entre les Escoumins et le Cap-Bon-Désir.

Et pour les mauvaises langues qui vont me dire qu’il n’y a pas de photos de baleines, le temps de comprendre d’où vient le souffle, de zoomer et hop, il n’y a plus de baleines !!!

Enfin, j’ai vu un ours. Bon, d’accord, il était mort, à l’arrière du pick-up du chasseur – à l’arc -  qui m’a pris en pouce au retour.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 04:58

Dans la suite du programme, après la Gaspésie, il y avait une partie de la côte nord de l’estuaire du Saint Laurent.

Seulement, voilà, l’Ouest canadien se profile et un covoiturage a modifié mes plans.

Direction Montréal pour un Montréal-Banff (4600 km).

Seulement, la nature humaine se rappelle parfois à votre bon souvenir et à quelques heures du départ, covoiturage annulé.

Le temps de calculer la meilleure opportunité pour aller dans l’Ouest, de vérifier la météo des prochains jours et j’ai décidé de repartir vers l’Est !!!

Alors, j’ai fait mon sac, quitté mon hébergement montréalais, un school-bus posé en plein cœur du parc Lafontaine.

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La canicule montréalaise (34° C) n’incitait pas à la flânerie, et Québec, difficile de poser un regard neuf même avec les fleurs, alors je suis venu me pauser sur la pointe de l’islet, à Tadoussac.

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Une fois le spectacle des marsouins et des bélugas terminé, j’ai refait la randonnée le long du fjord pour vérifier si les impressions de l’année dernière sont toujours justifiées.

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Et malheureusement oui, toujours aussi frustrant que ce sentier qui offre peu de panoramas, toujours aussi peu de faune à observer,

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heureusement qu’il y a les fleurs pour égayer la randonnée.

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Car il y a une autre réalité à prendre en compte, le vert est de mise, la vie reprend ses droits après l’hiver québécois.

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Bienvenue au royaume des maringouins, mouches noires ...

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 00:02

Cette vaste péninsule (environ 31 000 km²) qui se jette dans le Golfe du Saint Laurent est la dernière destination à la mode. Elle est considérée par certains guides touristiques comme étant l’une des régions les plus attractives au monde.

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Je n’avais pas d’idée préconçue sur la Gaspésie sauf que le faire à la française, c’est-à-dire le tour en 3-4 jours ne m’apparaissait pas être la bonne idée pour appréhender ce territoire.

Alors j’en ai bien fait le tour – la route 132 ceinture la région sur 885 km- mais j’ai pris mon temps. D’abord, à cause d’une météo peu propice qui ne motivait pas vraiment l’auto-stoppeur que j’étais et ensuite grâce au bonheur des rencontres.

Comme toujours au Québec, il y a quelque chose qui m’échappe alors difficile de retranscrire mon ressenti. Je n’ai pas toujours fait ce que je souhaitais en raison du mode de déplacement choisi mais j’ai essayé de m’immerger dans cette Gaspésie d’avant saison touristique.

La Gaspésie, c’est d’abord une région de moyenne montagne. Cette partie là, je ne peux vous en parler car je n’y suis pas allé. Comme qui dirait, la neige, j’en ai vu assez pour cette année. Et il faut dire qu’il n’y a pas vraiment d’habitants à l’intérieur des terres.

Si vous voulez rencontrer les gaspésiens, alors il faut rester à proximité de l’eau. Ils ne sont pas nombreux (environ 100 000 habitants) qui se disséminent le long de la côte.

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C’est pour ça que quand vous circulez le long de la côte, vous n’avez pas vraiment le sentiment de traverser des no man’s land car l’habitat est éparpillé. Mais quand vous faites du pouce, vous prenez conscience qu’il n’y a pas beaucoup de voitures à passer.

La Gaspésie, c’est loin, très loin de l’image du nouveau-monde qu’on veut vous vendre dans certains pays de la vieille Europe.

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Ici, on lutte pour enrayer le déclin démographique, la déprise rurale est très marquée et l’économie est loin d’être florissante. Les activités traditionnelles liées au secteur primaire ayant connu ces dernières décennies de nombreux bouleversements, de véritables défis sont aujourd’hui à relever en Gaspésie. Le tourisme constitue bien évidemment l’une des principales mannes financières.  

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Axé principalement sur l’exploitation des ressources naturelles qu’offre la topographie de certains sites (Panorama, tourisme sportif, …) et sur les énormes potentiels faunistique (Parc national…, observation des mammifères marins,…), difficile de prévoir l’impact qu’aura le tourisme sur la Gaspésie.

Il est à espérer que les impacts liés à la perte de certaines activités traditionnelles vont orienter les futurs choix et permettre  un développement raisonnable des activités. Le moratoire sur la pêche à la morue aura peut-être plus d’impacts dans les choix fait sur terre (éolien ou pétrole ; agriculture biologique, raisonnée ou élevage intensif ; …) que sur le stock de poissons.

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C’est assez marrant, mais les gaspésiens se définissent comme des gens accueillants et gentils. Et c’est vrai pour la quasi-totalité des gens que j’ai croisé mais il me semble que c’est normal non ! Voilà, maintenant, ce qu’ils appellent être accueillant et gentil, je le définirai de façon différente. Pour moi, l’atout principal des gaspésiens, c’est d’avoir du temps à accorder aux autres. Ils s’accordent volontiers le temps de vivre, - et l’image de fainéant serait fausse -, mais ici on est loin du faux rythme de vie imposé par le mode de vie urbain.

Alors, voilà, si vous voulez vous accordez du temps en Gaspésie, vous pouvez toujours marcher sur les grèves à la recherche de jaspes, d’agates ou autres cailloux attrayants ;

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faire une pause pour prendre le temps d’observer les mammifères marins aperçus depuis la voiture sur la route 132

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ou vous arrêtez manger une poutine dans une cantine locale. Elle n’est pas plus digeste que dans le reste du pays mais le cadre rend souvent sa dégustation plus savoureuse.

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Sinon, il reste les fruits de mers pour se remettre de la randonnée ou tout simplement un beau coucher de soleil.

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Offrez vous le luxe de la Gaspésie : du temps !!!


Et les feuilles, elles en ont mis du temps avant de vouloir daigner se montrer mais en quelques jours, la végétation s'est drapée d'un vert vif.

il était temps !!!

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Published by typ.taupe - dans mai 2010
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 00:03

Comme vous avez pu le constater sur les photos, la végétation n’est pas vraiment précoce dans ce coin du Québec mais cela a au moins le mérite de favoriser l’observation des animaux, avant que le couvert végétal ne masque tout.

J’ai hésité à faire un peu de provocation et à intituler cet article « consommons la nature ». C’est le comportement des touristes croisés qui m’a interpellé. Pour ceux qui suivent ce blog depuis quelques temps, vous avez pu remarquer que j’ai mis du temps à observer la faune locale et qu’à chaque fois, si j’ai la chance d’apercevoir des animaux, c’est la cerise sur le gâteau.

Et si en plus, je fais un beau cliché, tant mieux mais le plus bel orignal vu dans la nature n’est pas dans mes clichés mais j’ai l’image bien en tête. Juste content de l’avoir aperçu.

Or, j’ai observé des gens qui sont au Canada pour consommer la nature dans un parc de la même façon qu’on va regarder des animaux au zoo. Si vous voulez observer la faune locale, le parc animalier de Saint Félicien est adapté. Si vous voulez profiter de la nature, randonnez. Mais garder à l’esprit que les animaux qu’on rencontre sont des animaux sauvages (qui peuvent être dangereux) mais surtout qui doivent garder un comportement sauvage vis-à-vis des humains.

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Si vous regardez cette photo, il y a un ours (on ne le voit pas sur la photo) au bout de la barrière. J’étais avec ce groupe quand on a aperçu l’ours, à environ 250 m. Là, ils sont à 15 mètres. L’ours va s’habituer à la présence d’humains, et si par hasard, quelqu’un lui donne à manger – pour réussir un meilleur cliché -,  vous allez modifier son comportement et là, multiplier les risques.

Les photos présentées dans cet article n’ont pas toutes été prise dans le parc de Forillon mais,  j’ai pu observer tous ces animaux dans le parc.

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La même situation dans quelques semaines et l’orignal devient totalement invisible. Pourtant, je suis à moins de 10 mètres au moment du cliché.

14 mai 040

Durbec des sapins

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Jaseur d’Amérique

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Merle d'Amérique

C’est le plus compliqué quand on se promène de ce côté-ci de l’Atlantique, c’est de réussir à identifier les petits oiseaux qui sont souvent assez différents de ceux rencontrés en France.

6 mai 016

Macreuse à front plat

11 mai 151

Macreuse noire

11 mai 119

Eider à duvet

14 mai 184

Guillemot à miroir

11 mai 315 - Copie

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Petit Pingouin

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Cormoran

Voilà pour les oiseaux marins les plus fréquemment observés avec les fous de bassan

Et quand on regarde la mer, on aperçoit parfois quelques mammifères marins

9 mai

Petit rorqual

9 mai (6)

9 mai (12)

Phoque commun

 

11 mai 186

Le porc-épic

Voilà l’animal peut-être le plus commun dans le parc, j’ai du en voir une cinquantaine

Comme l’animal est actif toute l’année, il commence à faire des dégâts importants sur la végétation en hiver

11 mai 175

11 mai 411

"Je crois que j'ai trop mangé !!!"

Ça, c’est aussi un animal qu’on observe souvent

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La gélinotte huppée  

Les castors n’étaient pas présent à la création du parc mais depuis ils ont pris place et construit les plus beaux barrages que j’ai vu.

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11 mai 227

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Les marmottes : le printemps est enfin de retour !!!

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Le premier ours observé. Je suis passé à côté de lui à vélo (5-6 mètres) et il est sorti du bois juste après. J’ai pu l’observer à bonne distance, tranquillement et assez serein. Peut-être le fait de savoir qu’il y a des cougars dans le parc !

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La troisième rencontre avec des ours : une ourse et son ourson. J’ai passé une bonne vingtaine de minutes à les observer.

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La cinquième rencontre avec un ours pas assez peureux à mon goût. J’étais proche quand je l’ai aperçu (15 mètres) mais quand il a deviné ma présence, au lieu de détaler comme l’on fait certains, il a plutôt joué les curieux. Comme il était sur le sentier, j’ai rebroussé chemin et je suis passé plus haut pour le contourner.

Au final, j’ai observé 11 ours au cours de mes ballades dans le parc mais pas de coyotes, lynx et autres cougars. 

 

 

 

 

 

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Published by typ.taupe - dans La faune du Canada
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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 00:21

Langue de terre cernée par la mer, le parc prend place sur la péninsule de Forillon. Il est bordé, d’un côté, par la baie de Gaspé, et de l’autre, par le détroit d’honguedo (Saint Laurent).

La topographie du parc, résultat d’une géomorphologie qui s’inscrit dans les derniers soubresauts des Appalaches – 10 formations géologiques distinctes - offre  de multiples possibilités pour aborder ce parc.

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Les falaises surplombant la mer offrent de superbes panoramas et des points d’observations pour les oiseaux et les mammifères marins. Les escarpements rocheux rappellent aux randonneurs qu’une bonne condition physique est bien utile pour crapahuter dans le coin.

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Les sentiers sont assez diversifiés, traversant aussi bien des forêts de conifères, des érablières ou donnant accès à des recoins rocailleux qui offrent des habitats propices aux plantes alpines et arctiques.

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Pour les moins motivés, les pentes plus douces qui longent le littoral ou les fonds de vallées permettent d’observer plus facilement la faune et rappellent que l’homme a participé à la création de ces paysages.

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Le parc national de Forillon est relativement récent (1970) et il ne s’est pas fait sans fracas.

Quelques 226 familles habitaient dans l’enceinte du parc. Sans ménagements, elles furent expropriées pour faire place au parc national.

La thématique du parc est d’ailleurs des terres et des hommes et on peut, en se promenant , observer les traces de ce passé, soit préservé et mis en valeur par l’administration du parc  comme le secteur des parages et ces quelques bâtisses , soit en lisant le paysage et en devinant la transformation des paysages créés par l’homme.

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Le parti-pris par l’administration du parc est de laisser la nature reprendre ces droits. Ceci est, à mon avis, discutable. La large vallée qui coupe le parc fut, dans le passé une terre agricole. Aujourd’hui, elle présente différentes strates arbustives dans laquelle une faune diversifiée prend place (c’est le secteur ou j’ai eu le loisir d’observer le plus d’oiseaux). Une fois que la forêt aura recouvert ce secteur, il est quasiment certain que la biodiversité sera moins riche qu’actuellement.  

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J’ai pris mon temps dans ce parc et je l’ai sillonné pendant 3 jours et demi. Un peu en voiture, pas mal à pied (40 km) et beaucoup à vélo (80 km).

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J’ai vraiment apprécié la diversité des sentiers, les dénivelés rendent les randonnées plus sportives car, souvent dans les parcs, les sentiers sont vraiment aménagés et rendent les visites un peu monotones (Cf : Parc de la Pointe Taillon)

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Le cap Gaspé : haut de 95 mètres, ce cap tire son nom de « Gespeg » en langue Micmac, signifiant « là ou la terre finit ».

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Le phare de Cap Gaspé

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Le Mont Saint Alban en arrière-plan

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 00:06

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Dernière ville avant le bout de la terre ou première escale si on arrive de la mer. Cette petite ville située à la confluence de plusieurs rivières, nichée au fond de la baie qui porte son nom n’a pas vraiment de typicité. Mais la configuration du site, où le bâti s’accroche aux pentes raides des collines, favorise une concentration de l’habitat et on sent rapidement que Gaspé prend plus l’allure d’un gros village que d’une petite ville.2-au-6-mai-204.JPG

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Cette cité administrative s’enorgueillit surtout d’être le lieu où Jacques Cartier est venu sceller la présence française en Amérique du Nord.

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Le 14 juillet 1534, deux navires trouvent refuge dans la baie de Gaspé. Jacques Cartier établit des rapports amicaux avec un groupe d’Iroquois. Avant de repartir, le 24 juillet, il fait ériger une croix aux armes de François 1er. Le royaume de France s’appuiera sur ce geste pour revendiquer des possessions territoriales en Amérique.

Autre fait historique marquant, Gaspé a connu un sort similaire aux acadiens de la Nouvelle-Ecosse. Après la chute de la forteresse de Louisbourg, le général Wolfe déporta les habitants de Gaspé vers la France, et brûla la totalité de la ville en septembre 1758.

Le renouveau de la ville est assuré par des anglophones, de descendances  irlandaises pour beaucoup.

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