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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 01:00

Profitons de la mise à jour du tableau sur la météo (Cf : chronique météorologique) pour couper court à un des mythes canadiens.

D’abord, à quelques jours du sommet de Copenhague, sachez que novembre 2009 apparaît comme l’un des mois le plus chaud et le plus sec depuis que des données météorologiques existent au Québec. Ceci illustre bien le phénomène du réchauffement climatique qui semble plus marqué dans la région même si avec 3° de température moyenne, on ne peut pas dire qu’on est chaud.

Pour ce qui est des interprétations de ce réchauffement climatique, je laisse à chacun le loisir de se documenter mais ma formation initiale m’incite à penser que le phénomène est beaucoup plus complexe que ce qu’on veut bien retranscrire dans les médias, en particulier dans ces conséquences.

 

Revenons à notre été des indiens.

Paysage de carte postale, un lac, en arrière plan des forêts mordorées, le ciel bleu et un super titre : « Venez vivre l’été indien ». Vous avez entre les mains une brochure d’une agence de voyage.

Avec beaucoup de chance, vous pouvez vivre l’automne au moment de l’été des indiens mais les couleurs automnales et les conditions météorologiques de l’été des indiens sont deux phénomènes distincts.

Et si vous vivez un été des indiens similaire à celui que nous avons vécu cette année, cela n’a rien à voir avec ce qui vous a été vendu.

Première précision d’importance : l’été des indiens n’est pas un phénomène scientifique. Le terme est employé au début du XIXe siècle en Pennsylvanie ou l’on parle de l’Indian Summer comme on peut parler en France de l’été de la Saint Martin…

L’été des Indiens correspond à un phénomène climatique observé avec une récurrence régulière en Amérique du Nord. Les météorologues ont donc établi, de façon empirique, des critères pour déterminer la réalité du phénomène. Celui-ci doit avoir lieu après les premières gelées automnales et doit compter au moins trois jours de beau temps avec des températures largement supérieures à la normale saisonnière. Il ne doit pas être coupé par des précipitations supérieures à 5 mm sauf le dernier jour.

 

La météo du 8, 9 et 10 novembre m’a permis de vivre l’été des indiens. A cette époque, plus une feuille dans les arbres et même si c’est très agréable de voir le soleil, avec des températures maximales oscillant entre 12 et 14° pendant une petite heure, on reste quand même sur sa fin. Le concept de l’été indien est un produit très bien vendu.

 

Je reviens toujours à Joe Dassin, pourtant je vous promets je ne suis pas un fan mais voilà la fameuse chanson. J’ai choisi cette vidéo car beaucoup de paysages sont du Québec et cela vous donne un autre aperçu de ce que j’ai pu voir.   

 

 

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 04:06

Découvrir, c’est génial mais à un moment donné, il faut songer à renflouer les comptes. Comme les opportunités pour un emploi dans mon domaine ne sont pas monnaie courante, j’ai décidé de me rabattre sur un « job alimentaire ». L’idée, faire des heures, récupérer quelques pièces en attendant la suite.

La première étape consiste à refaire son CV. Un CV québécois se doit d’être concret, du pratico-pratique ! Donc si vous cherchez un job de base, à quoi servent vos diplômes ? Cinq années d’études universitaires oubliées ! Vous avez des expériences professionnelles supérieures au poste désiré, elles ne doivent pas apparaître sur le CV.

Ensuite, on fouille les annonces dans la presse, internet, le porte-à-porte et surtout le fameux réseau. Un chiffre invérifiable mais 80 % des emplois pourvus le seraient sans annonces. Dans les faits, le CV compte assez peu, surtout s’il n’y a pas d’expériences dans le secteur souhaité. Pas besoin de se fouler pour les lettres de motivations, ça c’est cool !

Une fois les contacts élaborés, on passe à l’entretien d’embauche :

C’est souvent une entrevue rapide, décontractée : « c’est bien », « c’est parfait ». Vous ressortez en pensant que l’affaire est dans le sac. Et non, grosse différence culturelle, ici, vous êtes toujours dans le positif.  

Ou alors l’entretien s’éternise avec plein de questions « stupides » pour un job où il n’est nullement besoin d’avoir inventé l’eau chaude !

Bon, après un mois de recherches plus ou moins intenses, j’ai décroché trois boulots le même jour et j’ai répondu favorablement à deux.

Le fait d’avoir deux emplois est fréquent car, souvent, il s’agit de temps partiel. Mais dans ma version, j’ai délibérément choisi de testé le fameux « Travailler plus pour gagner plus » : 40 h  de nuit dans un magasin de jouets et un temps partiel de 20 h dans un supermarché à 300 m de chez moi.

Pour le job de nuit, les horaires sont normalement fixes : 00 h – 8 h du mardi au samedi.

Pour le job de jour, les horaires sont variables sur l’amplitude horaire du magasin, à savoir de 7 h à 23 h. Vous connaissez votre planning pour la semaine 48 h avant le début de celle-ci. Les horaires et le volume d’heures peuvent varier toutes les semaines même si j’ai été recruté sur une base de 20 h.

Pourquoi faire deux jobs ?

La motivation est purement financière car les salaires ne sont pas mirobolants. Pour ce type de poste, le salaire minimum est de 9 $ de l’heure, soit 5.6 €. Mes deux boulots sont payés respectivement 10 et 10.5 $ de l’heure. La paye est hebdomadaire et le salaire est déterminé par le nombre d’heures effectuées.

Le contrat, au supermarché, il n’y en a pas comme très souvent. Par contre, j’ai contracté avec une multinationale du jouet en Amérique du Nord. Au moins 12 signatures pour un contrat saisonnier ! Deux clauses m’ont fait sourire : la durée de la période d’essai (90 jours) et je n’ai pas contracté avec le magasin mais avec la maison-mère, donc je peux être amené à travailler à l’autre bout du pays à tout moment! Autant dire que vous êtes licenciable du jour au lendemain.

La réalité de cette première semaine de boulot.

Le planning du supermarché ne comptait pas 20 h mais 40 h. Quand au magasin de jouets, le vendredi matin, il fut demandé à l’équipe d’embaucher à 22 h le soir même. L’ensemble du personnel accepta sauf ceux qui avaient déjà programmer leur soirée. Arrivée à 22 h, on nous annonça qu’on allait finir à 7 h pour ne pas avoir à nous payer des heures en heures supplémentaires. Donc, cette nuit qui devait compter 8 h de travail, en fit 9 h pour ceux qui embauchèrent à 22 h mais que 7 h pour ceux qui arrivèrent à minuit. Une heure de moins, c’est 10 $ de moins sur la paye !

Bilan de cette première semaine de travail : 73 h car le 1er décembre était un mardi.

Bienvenue dans la réalité du travailler plus pour gagner plus. Une flexibilité maximale, une précarité de l’emploi extrême. Dans mon cas, c’est temporaire, je n’ai pas de familles à charge, etc. mais il faut qu’on m’explique comment on peut avoir une vie sociale dans ces conditions. Début janvier, je publierai un bilan du mois de décembre, avec mes revenus et quelques éléments du coût de la vie au Québec.

Et pour les inquiets, pas de soucis, c’est moins stressant qu’une saison !!! 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 05:06

Continuons notre petite série sur la faune du Canada par la grosse peluche. Au canada, vous avez trois choix de couleurs : Blanc, Brun ou Noir.

En ce moment, l’ours n’alimente plus trop les conversations mais à l’automne, au moment où il cherche à faire des réserves pour passer l’hiver, autant vous dire qu’il est dans toutes les discussions de randonneurs plus ou moins téméraires.

Pour ce qui est du modèle blanc, l’ours polaire (Ursus maritimus), bien évidemment, en dehors des parcs animaliers, aucune chance d’en rencontrer un, à moins de vouloir faire un trek dans le Grand nord.

Pour l’ours brun, déjà un peu plus de chance d’en voir si vous décidez de vous balader dans l’Ouest Canadien. Il y a trois sous espèces d’ours brun en Amérique du Nord mais une seule au Canada : le grizzly (Ursus arctos horribilis).


 



Autant vous dire que vu les dimensions de la bestiole et la taille de ces griffes, il n’a pas obligatoirement bonne presse.

Enfin, il y a l’ours noir (Ursus americanus), le plus petit des trois mais le plus répandu. Sa population est estimé à 60000 animaux au Québec.

 

Voyons voir ce qu’il faut savoir si vous tombez nez à nez avec un de ces charmants nounours pendant votre promenade dominicale.

 

Le blanc, on n’y pense pas car c’est vraiment la rencontre à éviter.

 

Pour les autres, sachez que l’ours fuit l’humain. Donc contrairement aux habitudes de nos forêts françaises où on se ballade en silence pour observer la faune, ici, il est vivement conseillé de faire du bruit pendant votre randonnée.

Si vous suivez ce premier conseil, peu de chances d’en voir mais si, par hasard, un gros teddy, vous fait face, alors :

 

- N’essayez pas de vous approcher (sans blague), reculez calmement, en lui chuchotant des mots calmes (toi ours ; moi humain ; toi pas croqué moi).

- Ne pas se montrer agressif, à première vue, il est plus fort que vous.

- Ne pas détaler comme un lapin car un ours court à plus de 50 km/h.

- Ne pas grimper aux arbres parce qu’il est nettement plus habile que vous.

- Laisser un espace pour que l’ours puisse fuir, ne pas le coincer.

- Ne pas se trouver entre une mère et ses petits.

- Si vous êtes en groupe, restez groupé.

- Pour une fois, pas besoin de régime, il faut se faire plus gros qu’on est. Levez les bras…, parlez fort. Grosso modo, faite comprendre à l’ours que vous êtes plus balèze que lui.

 


 

Bon, si après tout ça, l’ours n’a pas déguerpi en faisant Kaï-Kaï-Kaï, c’est que la situation se complique. Vous risquez de devoir faire face à une attaque. Que faire :

 

- Défendez-vous en criant et en frappant l’ours. Une défense énergique et vigoureuse augmente les chances de faire fuir l’ours (ah, ah, ah !)

- Ne pas faire le mort, cette technique ne marche pas avec l’ours noir mais à première vue, elle est efficace avec un grizzly. Celui qui a le courage de faire le mort face à un grizzly quand celui-ci attaque, je lui tire mon chapeau.

- Utilisez une bombe au poivre de Cayenne. Avant utilisation, vérifier les paramètres éoliens histoire de ne pas tout prendre dans la figure !


Je vois déjà les commentaires désobligeants de tous ceux qui pensent que je raconte des bêtises. Mais non, il s’agit de recommandations officielles du ministère des Ressources naturelles et de la Faune que je traite avec un peu d’humour.


 


Alors pour continuer dans l’humour, voilà ce qu’il ne faut pas faire quand on fait du camping en pleine nature. Pas de nourritures dans la tente et pas de dentifrice car l’ours a un odorat très développé. Il faut donc éloigner la nourriture à une centaine de mètres de la tente et la suspendre en l’air à au moins 3 mètres du sol. 


 

 

Bon, voilà dans les faits, la cohabitation avec l’ours est assez simple même si on observe une recrudescence des différents entre humain et ours. L’étalement urbain et le développement des constructions dans des espaces jusque là inhabités multiplient les risques d’incidents. En tout temps, rappelez-vous que l’ours est un animal sauvage au comportement imprévisible, ne vous approchez jamais de lui et encore moins de ses petits. Il n’en reste pas moins que vous avez plus de chance d’être frappé par la foudre que de subir une attaque d’ours. Au Québec,  environ 5 millions de personnes participent à des activités liées à la nature par an, or on recense moins de dix décès causés par l’ours noir depuis 40 ans.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 05:59

C’est bien beau de vouloir découvrir cette province mais comment se déplacer ?

 


L’idéal, c’est d’avoir une très bonne paire de chaussures car les kilomètres s'accumulent vite. Autant le dire d’emblée, on est en Amérique du nord, au royaume de la voiture reine donc, sans voiture, c’est vite la galère.

Ici, le piéton n’est pas roi, loin de là et il vaut mieux regarder à deux fois avant de traverser.



Ensuite, il faut traverser quand vous êtes autorisé. Dans le centre-ville, le feu piéton indique un décompte du temps qu’il vous reste pour traverser. La main est rouge, on est sensé rester de l'autre côté. Et oui, parce qu’ici, quand le feu passe au rouge, l’autre passe instantanément au vert. Et certains boulevards étant très larges, on regrette de ne pas s’appeler Usaïn Bolt.

 

En ville, à Montréal, vous avez le métro ou le bus donc c'est pas pire. A Québec, c’est déjà un peu plus compliqué car il n’y a pas de métro et le réseau de bus est un peu limité. Petite précision de bienséance pour maudits français, on fait la queue pour monter dans le bus et on a son titre de transport. Quelle discipline !

 

Pour circuler dans la Province, vous avez le train mais je n’ai pas testé. Le réseau reste limité et il n’a pas obligatoirement bonne presse.

 


Sinon, il y a l'autocar pour vous rendre d’une ville à l’autre. Plutôt confortable mais il ne faut pas avoir besoin de trop circuler car c’est assez cher. L’une des bonnes solutions consiste à utiliser le covoiturage comme allo-stop, c’est assez efficace (surtout entre Québec et Montréal) et cela permet de réduire la facture.

 

La manière la moins onéreuse et la plus sympa de se déplacer restant le pouce. C’est relativement simple à la campagne et dans les petites villes, mais c’est compliqué dans les grandes villes et ça relève de la mission impossible à Montréal. Bien évidemment, c’est toujours mieux quand il fait beau, le pouce !

Sinon, on revient toujours à la même chose, il faut une voiture.

L’astuce consiste à louer le véhicule depuis des sites internet européens pour réduire la facture. Pour le moment, j’ai plutôt eu de la chance dans les modèles loués, que des voitures neuves ou presque.

 

Voilà un petit modèle nord-américain : Dodge caliber


Evidemment, il faut s’habituer aux boîtes automatiques mais ça va, on s'y fait vite. C’est juste un peu monotone comme conduite et çà consomme un peu plus aussi. Par contre, c’est pratique dans les villes car ici, c’est la patrie du feu tricolore, il n’y a que ça en ville. Et oui, des régions entières sans rond-point, ça existe encore !!!

 

Que faut-il savoir pour circuler au Québec, le plus compliqué, c’est de trouver la route pour sortir de la ville comme à Montréal. Ici, il faut prendre l’habitude de se repérer au numéro des routes plutôt qu’à une direction. Evidemment, on utilise les axes principaux, de toute façon, le réseau secondaire est assez limité.

L’autre astuce, ce sont les feux tricolores.

 



Quand ça passe au rouge, on ne s’arrête pas au pied du feu comme en France sinon vous êtes en plein milieu du carrefour. Eh oui, le feu est placé après le carrefour. On s’arrête à la bande blanche avant le carrefour. Pour repartir, il y a plusieurs solutions suivant que vous allez à droite, tout droit ou à gauche. Parfois vous avez un feu vert, parfois une flèche verte, parfois ça clignote, c’est n’est pas ce qu’on fait de plus simple mais comme ici c’est très zen, ça se passe bien.

 



Une autre illustration du comportement courtois de québécois (un peu à la british !!!), les carrefours avec des stops (ah, non, pas des stops mais des arrêts) : 4 routes, 4 arrêts. Le premier arrivé est le premier à repartir. 

Sinon, pour ce qui est de la vitesse, disons que c’est limité entre 60 et 100 km/h sur autoroute mais il y a une soi-disant tolérance. Dans les faits, à 110-120, ça à l’air de passer mais bon pas toujours. Après c’est à l’américaine, gros gyrophares et tout le tralala. Il y a des points ici aussi, sauf que vous les gagner au lieu de les perdre, jusqu’à un certain plafond. J’ai crédité mon permis québécois, que je n’ai pas, de deux points.

Sinon, ici, même si les véhicules sont paraît-il moins gros que dans le reste du pays, il y en a beaucoup d’imposants et c’est assez désagréable car la notion de distance de sécurité, ils ne connaissent pas et on vous colle assez facilement, surtout les poids-lourds.

 

 

Et puis, comme le réseau secondaire peut vite prendre l'allure d'un chemin non goudronné, on est vite au royaume des pick-up.

 

 

Bon, sinon, il y a d'autres modes de déplacement possible. j'ai fait un peu de vélo, on peut aussi faire du cheval, prendre un hydravion, faire du VTT (vehicule tout terrain autrement dénommé quad en France) et puis quand la neige va s'installer, il y aura la raquette, et surtout la motoneige et ces milliers de kilomètres de pistes.

 

 


 

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Published by typ.taupe - dans novembre 2009
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 03:25

Annoncé que vous partez au Canada et on vous répond : au pays des caribous !

Oui, mais quand vous êtes sur place, pas l’ombre d’un caribou. Des panneaux signalent des traversés d’orignaux et de cervidés sautillants.

 

 


Pendant les discussions, on vous parle d’orignaux, de chevreuils, d'élans d’Amérique, de wapitis pour, au final, ne plus rien comprendre.

 

Alors recommençons au début :

Le caribou, il y en a bien au Canada et plus particulièrement au Québec mais dans le nord. Peu de chance d’en observer quand on reste à proximité du Saint-Laurent. Le caribou, c’est l’animal qui traîne le traineau du père noël, autrement dénommé le renne.

Sur les panneaux de signalisation, on voit un orignal, ce qui correspond à un élan en Europe.

Ce qui est parfois présenté sous le nom d’élan d’Amérique (elk en anglais), c’est le wapiti.

Ensuite, il y a les chevreuils, comme en France, ce sont les plus nombreux mais rien à voir avec nos chevreuils, il s’agit du cerf de virginie.

 

 

Le caribou

Le caribou (rangifer tarandus) tient probablement son nom du mot Mi’kmaq « xalibu », qui signifie « celui qui creuse pour sa nourriture ». Il  se différencie des autres cervidés car la plupart des femelles portent des bois. Les quatre sous-espèces de caribous au Canada totalisent plus de 2 millions d’individus. Certains habitent en forêts, d’autres en montagnes ou encore dans la toundra. Tous ne migrent pas mais à l’image des gnous en Afrique, il existe encore de grandes concentrations d’animaux qui parcourent plusieurs milliers de kilomètres comme la harde de la rivière aux Feuilles, qui compte 600 000 individus, au Québec.

 


Avec ses grands onglons concaves déviés vers l’extérieur, le caribou a développé une capacité à marcher dans la neige. De plus, ceux-ci servent de « pelles »  pour creuser la neige afin d’y trouver de la nourriture. L’hiver, les caribous se nourrissent principalement de lichens terricoles et corticoles. La capacité de consommer des lichens pendant l’hiver permet sa survie dans le Grand nord.

 


Le lien entre les humains et les caribous est très ancien. La culture des Inuits et de nombreux peuples autochtones est fondée sur le caribou. Le caribou fournissait nourriture, vêtements et ustensiles. Aujourd’hui encore, le caribou occupe une place importante dans l’économie des territoires du nord via la chasse récréative ou le tourisme animalier. 

 

L'orignal



 

L’orignal (alces alces) mâle adulte, doté de son panache complet, est le plus gros des cervidés. Les gros mâles pèsent jusqu’à 600 kg dans la majeure partie du Canada et jusqu’à 800 kg pour la sous-espèce géante du Yukon. Ses bois peuvent s’étaler sur 180 centimètres et sa hauteur à l’épaule peut être supérieure à celle des plus gros chevaux de selle.

L’orignal supporte très bien le froid mais souffre de la chaleur. Durant l’été, surtout en pleine saison des moustiques, il peut passer plusieurs heures par jour dans l’eau. Il plonge jusqu’à 5 m pour extirper des plantes au fond d’un lac et peut nager sur de longues distances. Même si l’orignal est un animal imposant, il est particulièrement vulnérable face aux prédateurs comme le loup, le cougar et les ours.

 

 

Au Canada, les effectifs de l’espèce atteindraient entre 500 000 et un million d’individus. L’aire de répartition de l’orignal a beaucoup changé depuis l’arrivée des colons. On trouve actuellement cette espèce à de nombreux endroits où elle était absente avant la colonisation.

 

Merci à Thomas M. pour cette superbe photo qui témoigne de sa rencontre avec un orignal le long du fjord du Saguenay.


Au Canada, l’orignal constitue une ressource économique importante. Sa chasse a des retombées économiques évaluées à plus de 500 millions de dollars par année. L’orignal représente, en outre, un attrait majeur pour les visiteurs qui se rendent dans des parcs et d’autres espaces sauvages pour observer la nature.

 

Le wapiti

Wapiti, qui signifie « croupe blanche », est le nom que lui ont donné les autochtones Shawnee. Cerf noble, le wapiti (Cervus canadensis) a longtemps été considéré comme étant de la même espèce que le cerf élaphe. De tous les cervidés, seul l’orignal est plus gros que lui. Un wapiti mâle adulte mesure environ 1.5 m de haut à l’épaule et pèse de 300 à 500 kg avec une ramure aux dimensions impressionnantes. 

 

Le nombre de wapitis a atteint son plus bas niveau vers 1900. L’animal  a disparu du Québec (sauf à l’état d’élevage) et actuellement, on estime la population à 70 000 individus au Canada. Plus de la moitié (40 000) se trouvent en Colombie-Britannique. Le principal facteur limitant est la perte de l’habitat de cette espèce au profit de l’agriculture. Outre l’être humain, les principaux prédateurs du wapiti sont le loup et l’ours malgré leur taille et leur puissance.

 

Le cerf de virginie

 


De tous les gros animaux de l’Amérique du Nord, le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), est le plus commun et le plus répandu. Il y a environ 250 000 cerfs de virginie au Québec dont 120 000 sur l’île d’Anticosti  (220 individus introduits sur l’île en 1886-1897).

Plus gros que les chevreuils européens, la hauteur au garrot des mâles adultes dépasse souvent 1 m et leur poids dépasse les 100 kg

Les premiers Européens à explorer la moitié nord du continent ne rencontraient de cerfs de virginie qu’à l’extrême-Sud du Canada. Depuis, l’activité humaine, notamment la coupe des arbres, l’ensemencement des cultures, l’alimentation du bétail pendant l’hiver, ainsi que la réglementation limitant la chasse du cerf de Virginie ont permis à celui-ci d’étendre son territoire vers l’ouest et le nord. Il n’est donc pas surprenant que les hivers rigoureux entraînent d’importants déclins sporadiques des populations. Dans la plus grande partie de leur territoire, leurs prédateurs naturels ont été décimés et interviennent rarement contre eux.

 

A part la photo de Thomas, les autres photos ont été prise au zoo Saint-Félicien. Mais à travers mes périples, il m'a été donné d'apercevoir un orignal et une douzaine de cerfs de virginie.

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 00:00

Même si on a déjà eu quelques épisodes neigeux, la neige n’est pas encore installée à Québec.

 



Et avant quelle ne recouvre la cité pour plusieurs mois, la ville se transforme, se prépare à affronter un hiver qu’elle redoute toujours.

L’automne est fini depuis un moment et il n’y a plus de feuilles dans les arbres. Comme il y a beaucoup d’arbres dans cette ville, je vous laisse imaginer le sol. Recouvert de feuilles.

 



Que nenni, le sport local de ces dernières semaines fut le ramassage des feuilles.

Pour en faire un tas et attendre qu’elles se décomposent l’été prochain, pas dans la culture locale. Ici, les feuilles, c’est dans les sacs poubelles!

Voilà un aperçu des rues durant le mois passé. Des milliers de sacs poubelles remplies de feuilles.



 



Quand votre jardin est propre, il faut passer aux arbustes : ratiboisés, ficelés, emmaillotés pour passer l’hiver au chaud !!!

 

 

Puis c’est le moment d’installer des piquets de signalisation car sous un ou deux mètres de neige, pas évident de repérer les chemins alors la ville, les entrées de maisons, les angles de rues sont balisés comme sur une piste de ski. Souvent, ce travail est effectué par de petites entreprises d’aménagement paysager qui vont aussi assurer un travail de déneigement.

 

 


 

Enfin, c’est le temps de monter les abris temporaires. Ils fleurissent partout, car la plupart des maisons n’ont pas de garages.


 


Entre temps, les employés municipaux ont fait disparaître une partie du mobilier urbain (bancs, table de pique-nique dans les parcs …), même les bouées de navigation dans le Saint Laurent ont rejoint les quais comme les bateaux qui ont déserté le port et sont en cale sèche.

 



Et puis on s’assure d’avoir l’outil à portée de main : la pelle à neige. Une pour la porte d’entrée, une pour le chemin … et il paraît qu’il faut toujours la remettre à la même place si on ne veut pas attendre le printemps pour la retrouver.

 


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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 03:12

Généralement, on ne prête pas attention à ce qu’on qualifie dans notre jargon de ZIP (zone industrialo-portuaire), ces espaces qui sont, soit ignorés par une large partie de la population, soit très fortement décriés car source de nuisances en tout genre.

Et pourtant, quelles sources d’inspirations que ces quais dans la brume ou le bruit du déchargement d’un cargo la nuit.

Il n’en reste pas moins que les bâtiments industriels sont souvent perçu comme des aberrations dans des espaces en phase de reconquête, passant d’un passé industrialo-portuaire à un avenir qui se veut ludique et touristique. Québec n’échappe à la règle.

Voilà un de ces bâtiments considéré comme une horreur : le Bunge, un silo à grain.

 


 

J’aime bien la façon dont on peut modifier le regard sur ce bâtiment à partir d’une manifestation estivale.

 


 

Le moulin à image est une manifestation initiée en 2008 dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de la ville. Il s’agit d’une projection, de l’histoire de la ville, pendant une quarantaine de minutes sur le silo à grain.

 

 


600 m de long, 30 m de haut, le plus grand cinéma du monde !!!

 

 


 


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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 00:55

Pour ceux qui me connaissent, cela ne va pas vraiment être une découverte car ça fait quelques années que j’écoute ce groupe.

Ayant eu l’occasion de les voir sur le sol français au printemps, j’ai pu avoir le week-end dernier une confirmation : ce groupe est vraiment à voir sur scène.

 


 

Le groupe est né au milieu des années 90’ sur l’initiative de Karl Tremblay (chanteur) et Jean-François Pauzé (texte, guitare, harmonica) pour un concours de country. Très vite, la géniale Marie-Annick Lépine se joint à eux (violon, mandoline, accordéon, piano) ainsi que le bassiste Guillaume Dupras et le batteur Dominique Lebeau (a quitté le groupe en 2007).

 

Les cowboys fringants sont le groupe phare des années 2000 au Québec. Ce groupe  rock-folk marque le retour de la musique traditionnelle, le tout sur des textes engagés, poétiques ou loufoques. Le message des Cowboys Fringants est altermondialiste, encourage la protection de l’environnement et la souveraineté du Québec.


www.cowboysfringants.com

 

Difficile de choisir au milieu de leur discographie, alors voilà :

La manifestation (Break Syndical – 2002) en live, pour le côté altermondialiste

Marcel Galarneau (Motel Capri – 2000), pour le côté loufoque

8 secondes (La grande messe – 2004), pour leurs convictions écolo et leur fondation

Entre deux taxis (L’expédition – 2008), pour le côté poétique.

Mon chum Rémi (Break Syndical), pour ceux qui ont la même culture musical que moi, çà va vous rappelez une autre chanson.












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Published by typ.taupe - dans Musique
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 04:25

Après le concert des Cowboys fringants, la facilité consiste à mettre des vidéos et dire que le concert était vraiment bien. Mais avant de vous parler de ce groupe phare au Québec, je vais essayer de faire une très brève histoire de la chanson québécoise.

 

La musique québécoise traditionnelle puisse son essence dans le folklore irlandais et les rythmes français. Mais il lui a été difficile d’exister car nombre de chanteurs se contentaient de traduire des succès américains ou de reprendre des chansons françaises au début du XXe siècle (et encore aujourd’hui). Une de grandes figures de la chanson folklorique québécoise du début de ce siècle, c’est La Bolduc, qui chanta la réalité québécoise. Parallèlement, apparut le phénomène country western aux influences essentiellement américaines (soldat Lebrun, Willie Lamothe…).

 

 

 

 

La chanson québécoise est née de la fusion du folklore, de la poésie québécoise et de l'influence d’auteurs-compositeurs tel que  Brel, Ferré dont la synthèse fut réalisée par les chansonniers Gilles Vigneault, Félix Leclerc… Grâce à eux, la chanson québécoise allait devenir la voie de l'identité collective des Québécois et le premier ambassadeur d'une société en profonde mutation.

 


 

Face à ces paroliers, la chanson populaire emmenée, entre autre par Ginette Reno, connaît également un fort succès.

 

 

 

Ginette Reno fête cette année ces 50 ans de carrière, et avec son dernier album, elle a été l’une des grandes gagnantes de l’Adisq 2009, l’équivalent des victoires de la musique.

Les années soixante et l'émergence de nouveaux rythmes viennent bousculer la chanson québécoise. Robert Charlebois avec son spectacle L'Osstidcho (1968) marque la naissance du rock francophone avec ces compositions originales, ces textes truffés d’expressions locales.

En même temps que se répandent les rythmes californiens et britanniques, plusieurs auteurs-compositeurs s'en inspirent pour métamorphoser le folklore québécois. Tout un mouvement folk s'amorça autour de Plume Latraverse, Fabienne Thibeault …



Quand à la chanson québécoise, elle mélangeait alors les musiques électronique et traditionnelle, pour un rock léger (Beau Dommage, …) pendant que Diane Dufresne chantait du rock hors des sentiers battus.

 

 

 


L’histoire de la chanson québécoise est intimement liée à l’histoire de cette province et chaque épisode marquant à une répercussion sur la musique du Québec. Après la défaite du « oui » au référendum de 1980, la chanson québécoise traversa une période de disette.

Un courant musical s’orienta, dans la foulée d’un Luc Plamondon, sur des chansons plus francophones que québécoises. Le développement des médias de masse, la création de festivals de musique a permis à de nombreux artistes québécois de connaître de vrai succès populaire en France (Roch voisine, Diane Tell…) et dans la francophonie. En retour, les courants musicaux et poétiques métissés de la francophonie ont aussi influencé plusieurs auteurs québécois comme Jean Leloup.

Pour ma part, je vais essayer, au fur et à mesure de mes découvertes, de vous faire partager la musique québécoise des années 90 à aujourd’hui que vous aurez peu ou pas l’occasion d’entendre sur les ondes FM, donc je vous laisse la radio pour écouter Céline Dion, Isabelle Boulay et autres Garou.

Arrivé à la fin de cette chronique, on peut considérer qu’il manque de très grands artistes à cette brève histoire de la chanson québécoise. Pas de Léonard Cohen pourtant montréalais. Est-on québécois quand on est anglophone, à première vue non, si je me fis aux recherches effectuées pour cet article. Léonard Cohen est canadien.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 01:09

En ce jour de l’action de grâce (12 octobre), retour sur Montréal par la route 381. Cette route traverse la région de Charlevoix depuis La Baie jusqu’à Baie-Saint-Paul.

Ici, pas d’ivresse de la route comme sur la 155, la chaussée ne l’autorise pas et les dénivelés sont beaucoup plus marqués. Mais une route qui offre des panoramas exceptionnels. Et la première neige est venue embellir encore plus ce paysage. 

 

photo : benji

photo : benji

le pont couvert du lac Ha!-Ha!

 

Encore un pont couvert, alors j’en profite pour vous donner quelques explications sur les ponts couverts du Québec.

Près d’un millier de ponts couverts ont été construits au Québec entre le milieu du XIXe siècle et 1958. Les ponts de bois, d’inspiration américaine, se sont vite retrouvés obsolètes face aux exigences du trafic routier.

Les intempéries, les inondations, les glaces, les incendies et l’usure ont eu raison de ces constructions. Aujourd’hui, il en reste moins d’une centaine et on observe une prise de conscience de la valeur patrimoniale de ces ponts.

D’apparence assez similaire, les ponts couverts varient en fonction du modèle de la ferme. De nombreuses modifications sur la dimension des pièces de bois (plus petites), sur l’utilisation de clous à la place de chevilles, etc., ont permis l’élaboration d’un modèle Town purement Québécois, dénommé sous l’appellation Town élaboré. Par opposition au Town simple dont Ithiel Town (1784-1844), un architecte américain en fit breveter en 1820 le type de structure.


 

 

 

 

Sur certaines photos, vous pouvez apercevoir des forêts entières mortes. Ce spectacle de désolation, que la neige a rendu plus agréable, n'est pas le résultat d'un grand incendie comme imaginé initialement mais d'un insecte,  la tordeuse des bourgeons d'épinette, Choristoneura fumiferana, responsable de la destruction de plusieurs millions d'hectares de conifères au Québec et en Amérique du Nord, lorsqu'elle est au stade de la chenille.

 

 

 

 

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Published by typ.taupe - dans octobre 2009
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