Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 18:30

J’aimerai bien vous faire partager l’histoire et la culture des amérindiens des plaines car c’est la région où leur présence s’inscrit le plus dans le paysage mais mon ignorance et le peu de temps dont je dispose pour mettre en ligne ces articles ne  me permette que d’effleurer les sujets à partir de sites visités.

7 juin 095

 

Impossible de traverser les plaines sans immédiatement penser aux bisons et revoir la scène mythique du film Danse avec les loups.

8 juin 346

La culture des amérindiens des Plaines était intimement liée aux bisons. Sa viande constituait la principale source de nourriture, la peau pour faire les tepees…

Alors, pour chasser ces énormes mammifères, la nation des Pieds-noirs (Kainahs, Pikunis, Siksikas) et les Cris des plaines avaient mis au point une technique astucieuse en se servant de la topographie des lieux.

7 juin 106

Vue dos à la falaise

7 juin 103

Vue vers la falaise

Les chasseurs approchaient le troupeau, à pied puis à cheval - le cheval a été introduit en Amérique par les conquistadors -, camouflés sous une peau de coyote, puis les faisaient fuir vers une falaise (saut de bison).

7 juin 097

La falaise fait 10 mètres de haut

7-juin-076.JPG

Là, dans un vacarme effrayant, les bisons survivants étaient abattus puis toute une organisation se mettait en place pour utiliser au maximum les possibilités des bêtes.

Les fouilles archéologiques sur le site de Head-Smashed-In-Buffalo-Jump ont montré que le saut de bison était utilisé depuis 6000 ans  jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Au pied d’une des falaises des  monts Porcupine,  les dépôts d'ossements débités et d'outils de pierre s'amoncellent sur une épaisseur de plus de 11 m.

Le site est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Partager cet article

Repost 0
Published by typ.taupe - dans juin 2010
commenter cet article

commentaires

amatethnoprimitif 16/06/2010 11:25


C'est édifiant sur la capacité humaine à ruser pour subsister mais quelle cruauté!
Suite à cet article, je comprends la démarche végétarienne...enfin, au-delà des images sanglantes, il y avait avant ou après dans les rites, un respect de l'animal qui s'offrait pour vêtir, nourrir
et aider le prédateur humain à se maintenir sur terre.


Frédéric 15/06/2010 22:21


La topographie au service de la gastronomie, à partir d'un usage que je ne soupçonnait pas. Chapeau l'indien !