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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 03:25

Annoncé que vous partez au Canada et on vous répond : au pays des caribous !

Oui, mais quand vous êtes sur place, pas l’ombre d’un caribou. Des panneaux signalent des traversés d’orignaux et de cervidés sautillants.

 

 


Pendant les discussions, on vous parle d’orignaux, de chevreuils, d'élans d’Amérique, de wapitis pour, au final, ne plus rien comprendre.

 

Alors recommençons au début :

Le caribou, il y en a bien au Canada et plus particulièrement au Québec mais dans le nord. Peu de chance d’en observer quand on reste à proximité du Saint-Laurent. Le caribou, c’est l’animal qui traîne le traineau du père noël, autrement dénommé le renne.

Sur les panneaux de signalisation, on voit un orignal, ce qui correspond à un élan en Europe.

Ce qui est parfois présenté sous le nom d’élan d’Amérique (elk en anglais), c’est le wapiti.

Ensuite, il y a les chevreuils, comme en France, ce sont les plus nombreux mais rien à voir avec nos chevreuils, il s’agit du cerf de virginie.

 

 

Le caribou

Le caribou (rangifer tarandus) tient probablement son nom du mot Mi’kmaq « xalibu », qui signifie « celui qui creuse pour sa nourriture ». Il  se différencie des autres cervidés car la plupart des femelles portent des bois. Les quatre sous-espèces de caribous au Canada totalisent plus de 2 millions d’individus. Certains habitent en forêts, d’autres en montagnes ou encore dans la toundra. Tous ne migrent pas mais à l’image des gnous en Afrique, il existe encore de grandes concentrations d’animaux qui parcourent plusieurs milliers de kilomètres comme la harde de la rivière aux Feuilles, qui compte 600 000 individus, au Québec.

 


Avec ses grands onglons concaves déviés vers l’extérieur, le caribou a développé une capacité à marcher dans la neige. De plus, ceux-ci servent de « pelles »  pour creuser la neige afin d’y trouver de la nourriture. L’hiver, les caribous se nourrissent principalement de lichens terricoles et corticoles. La capacité de consommer des lichens pendant l’hiver permet sa survie dans le Grand nord.

 


Le lien entre les humains et les caribous est très ancien. La culture des Inuits et de nombreux peuples autochtones est fondée sur le caribou. Le caribou fournissait nourriture, vêtements et ustensiles. Aujourd’hui encore, le caribou occupe une place importante dans l’économie des territoires du nord via la chasse récréative ou le tourisme animalier. 

 

L'orignal



 

L’orignal (alces alces) mâle adulte, doté de son panache complet, est le plus gros des cervidés. Les gros mâles pèsent jusqu’à 600 kg dans la majeure partie du Canada et jusqu’à 800 kg pour la sous-espèce géante du Yukon. Ses bois peuvent s’étaler sur 180 centimètres et sa hauteur à l’épaule peut être supérieure à celle des plus gros chevaux de selle.

L’orignal supporte très bien le froid mais souffre de la chaleur. Durant l’été, surtout en pleine saison des moustiques, il peut passer plusieurs heures par jour dans l’eau. Il plonge jusqu’à 5 m pour extirper des plantes au fond d’un lac et peut nager sur de longues distances. Même si l’orignal est un animal imposant, il est particulièrement vulnérable face aux prédateurs comme le loup, le cougar et les ours.

 

 

Au Canada, les effectifs de l’espèce atteindraient entre 500 000 et un million d’individus. L’aire de répartition de l’orignal a beaucoup changé depuis l’arrivée des colons. On trouve actuellement cette espèce à de nombreux endroits où elle était absente avant la colonisation.

 

Merci à Thomas M. pour cette superbe photo qui témoigne de sa rencontre avec un orignal le long du fjord du Saguenay.


Au Canada, l’orignal constitue une ressource économique importante. Sa chasse a des retombées économiques évaluées à plus de 500 millions de dollars par année. L’orignal représente, en outre, un attrait majeur pour les visiteurs qui se rendent dans des parcs et d’autres espaces sauvages pour observer la nature.

 

Le wapiti

Wapiti, qui signifie « croupe blanche », est le nom que lui ont donné les autochtones Shawnee. Cerf noble, le wapiti (Cervus canadensis) a longtemps été considéré comme étant de la même espèce que le cerf élaphe. De tous les cervidés, seul l’orignal est plus gros que lui. Un wapiti mâle adulte mesure environ 1.5 m de haut à l’épaule et pèse de 300 à 500 kg avec une ramure aux dimensions impressionnantes. 

 

Le nombre de wapitis a atteint son plus bas niveau vers 1900. L’animal  a disparu du Québec (sauf à l’état d’élevage) et actuellement, on estime la population à 70 000 individus au Canada. Plus de la moitié (40 000) se trouvent en Colombie-Britannique. Le principal facteur limitant est la perte de l’habitat de cette espèce au profit de l’agriculture. Outre l’être humain, les principaux prédateurs du wapiti sont le loup et l’ours malgré leur taille et leur puissance.

 

Le cerf de virginie

 


De tous les gros animaux de l’Amérique du Nord, le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), est le plus commun et le plus répandu. Il y a environ 250 000 cerfs de virginie au Québec dont 120 000 sur l’île d’Anticosti  (220 individus introduits sur l’île en 1886-1897).

Plus gros que les chevreuils européens, la hauteur au garrot des mâles adultes dépasse souvent 1 m et leur poids dépasse les 100 kg

Les premiers Européens à explorer la moitié nord du continent ne rencontraient de cerfs de virginie qu’à l’extrême-Sud du Canada. Depuis, l’activité humaine, notamment la coupe des arbres, l’ensemencement des cultures, l’alimentation du bétail pendant l’hiver, ainsi que la réglementation limitant la chasse du cerf de Virginie ont permis à celui-ci d’étendre son territoire vers l’ouest et le nord. Il n’est donc pas surprenant que les hivers rigoureux entraînent d’importants déclins sporadiques des populations. Dans la plus grande partie de leur territoire, leurs prédateurs naturels ont été décimés et interviennent rarement contre eux.

 

A part la photo de Thomas, les autres photos ont été prise au zoo Saint-Félicien. Mais à travers mes périples, il m'a été donné d'apercevoir un orignal et une douzaine de cerfs de virginie.

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Published by typ.taupe - dans La faune du Canada
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commentaires

Monsieur Pogo 09/05/2017 04:13

Très instructif. Merci d'avoir éclairé ma lanterne. J'ignorais que la femelle du Caribou pouvait porter des bois (sans jeu de mot...). --Michel, Trois-Rivières (Québec)

PJ 22/11/2009 10:45


Je n'aimerais pas renconter sur mon chemin ni caribou, wapiti, ni orignal, les cornes sont trop imposantes, à part cela ça fait plaisir de les voir en photo dans leur milieu naturel même si ce
n'est plus un milieu aussi sauvage.